RAPPORTS PRO
VIE
Septembre 2008 Rédacteur: Peter Ryan
Outrage soulevé par la tentative d`honorer un archi-avorteur notoire
Une éruption d`outrages a suivi l`annonce faite par la gouverneure-générale, lors du Jour du Canada 2008, que l`avorteur Henry Morgentaler allait recevoir l`Ordre du Canada. Des millions de canadiens ont exprimé leur incrédulité à l`idée qu`on conférerait l`ultime honneur civile du pays à un individu ayant personnellement avorté plus de 100 000 enfants - sans mentionner les dizaines de milliers d`autres mis à mort dans sa chaîne de “cliniques.”
Même le gouvernement fédéral a pris ses distances par rapport à la décision; plus de 100 députés l`ont ouvertement dénoncée. Plusieurs distingués récipiendaires de l`Ordre, dont l`ancien lieutenant-gouverneur Gilbert Finn, ont dit ressentir le besoin de retourner leur médaille plutôt que de se voir associés à un tel homme.
Voici un échantillonnage de l`opinion publique concernant la controverse, telle qu`exprimée dans l`Acadie Nouvelle.
Au moment où nous publions, la cérémonie conférant la médaille n`a pas encore eu lieu.
L’affaire Morgentaler: Opinions variées
“Je ne veux pas m’associer d’aucune façon au Dr Morgentaler, je ne peux pas faire partie de la même association que lui. Si le Dr Morgentaler est acceptable dans l’Ordre du Canada, l’Ordre n’est pas ce que je croyais qu’il était. La réputation du Dr Morgentaler est connue à travers le Canada et je ne partage pas ses opinions et ce qu’il a accompli. Il s’agit de mon opinion personnelle, mais ça ne fait pas du tout partie de mes valeurs.” – Gilbert Finn, member de l’Ordre du Canada, 9 juillet
“A mon simple avis, le problème ici n'est aucunement la personne, mais le fait que la cause ne sert pas à unir les Canadiens ce qui devrait être un critère primordial. Donc, je suis d'accord avec Gilbert Finn. Bravo M. Finn pour vous tenir debout.” - Denys Robichaud, Beresford, 12 juillet
ADVANCE \d4“Il [Morgentaler] a contribué à la qualité de vie des femmes en rendant l'avortement plus facile d'accès et moins dangereux. Il a non seulement amélioré la qualité de vie des femmes qui ont subi un avortement, mais aussi de toutes les femmes en général, en aidant à reconnaître l'intégrité du corps de la femme et des choix qu'elle a le droit de prendre.” – Michèle Caron, Moncton, 10 juillet
“Un avortement devrait être fait pour la vie d'une mère en danger ou un viol.. Il y a tant de familles qui rêvent d'avoir un enfant, donnez-les donc en adoption au lieu de les envoyer à la poubelle, mais de grâce réfléchissez à vos actes, votre corps vous appartient.” - Vicky Benoit, Tracadie-Sheila, 19 août
“Madame la gouverneure générale du Canada, mon coeur de mère se déchire de douleur, de vous savoir obligée d'épingler la médaille du Canada à Morgentaler. Ce devrait être la médaille de la honte et du scandale pour lui et pour notre Canada.” - Marie-Ange Thériault, Bertrand 12 juillet
“Je joins ma voix à celles et ceux qui croient que l'avortement est une question de choix. Il est important dans ce débat de respecter l'opinion des personnes qui pensent différemment et qui ont des valeurs différentes.” - Jean-Guy Vienneau, Dieppe , 12 juillet
“Je trouve paradoxal que les provinces du Canada fassent des mains et des pieds pour attirer des immigrants au Canada alors que nous célébrons l'avorteur par excellence et par le fait les autres avorteurs qui sont en train de détruire notre avenir. L'avenir de notre peuple, ça ne devrait pas être dans l'immigration, mais dans nos enfants. Un pays qui ne peut renouveler sa population est voué à disparaître.” - Joseph Armand Paulin, Val-Doucet, 30 juillet
“Est-ce vraiment une bataille pour la ‘vie’ que l'on devrait mener, ou plutôt une bataille pour la qualité de cette vie? Parce que vraisemblablement, si on force une femme à devenir mère alors qu'elle ne se sent pas prête à assumer ce rôle, cet enfant non désiré en souffrira. Bravo Dr Morgentaler!” - Dre Edmonde Gionet, Beresford , 25 juillet
“Strictement parlant, l’avortement ne peut guère s’expliquer, ni même se justifier, sur le plan de l’ordre naturel, puisque toutes les lois naturelles régissant de près ou de loin le principe de la vie y sont opposées. L’avortement est le fruit d’une décision humaine, pour des raisons sociales ou d’’intérêt personnel plutôt qu’altruistes ou naturelles, sauf exception - je reconnais qu’il existe des cas extrêmes qu’il convient de traiter en conformité avec leurs caractéristiques exceptionnelles. Si l’avortement pèche contre des valeurs morales ou religieuses, c’est avant tout parce qu’elle pèche contre la nature. En effet, de nombreuses religions se sont inspirées des lois naturelles pour définir les principes de conduite de vie qu’elles promulguent.
“Il importe donc de déterminer qui a le droit sur la vie. Si l’humain était l’initiateur ou le créateur du principe de la vie, il faudrait aussi lui reconnaître tous les droits sur elle. Ce n’est pas le cas. Puis en conformité avec un principe qui devrait être universellement incontesté, tous les êtres n’ont-ils pas droit à la vie? N’est-ce pas là le droit le plus fondamental entre tous? Qui, dans la société humaine, doit veiller à ce que ces deux droits ne soient pas usurpés? Qui doit se faire le protecteur de la vie chez les humains, sinon l’État?” - Cyrille Sippley, Saint-Louis-de-Kent, 4 août
“Selon moi, si quelqu'un mérite cet honneur, l'Ordre du Canada, c'est bien le Dr Morgentaler. Comme médecin, il s'est battu avec acharnement pour que les femmes enceintes aient droit et accès à un avortement sécuritaire. Ceux qui s'opposent à l'accession du Dr Henry Morgentaler à l'Ordre du Canada condamnent-ils également toutes ces femmes vulnérables qui, un jour, ont pris la décision si déchirante de subir un avortement?” - Clarence Pitre, Tide Head, 29 juillet
“Les femmes sont des êtres humains. Et les enfants qui habitent leur utérus ne sont pas des dauphins ou des girafes. Ce sont aussi des êtres humains. Et la moitié d'entre eux sont des femmes, en plus. Nous avons affaire à un féminisme avorté.” - Tony Pelletier, Moncton, 7 juillet
“Pour moi, le droit à l'avortement est une bonne chose, mais le fait qu'on s'en serve aussi souvent ne l'est pas. C'est une soupape de sûreté, une porte de sortie quand toutes les autres, notamment la maternité pure et simple, nous sont fermées quelques fois par des raisons naturelles comme la maladie mentale ou physique, mais plus souvent par des facteurs sociaux comme le matérialisme, la pauvreté, la grande difficulté à concilier travail (ou école) et maternité et par l'étroitesse d'esprit de certains bien-pensants.” - Cynthia McGraw, Tracadie-Sheila, 19 juillet
“Les pertes de vie causées par les avortements au Canada sont, dans une seule année, de 2,5 fois celles qui ont été occasionnées durant la Deuxième Guerre mondiale. Au lieu de reconnaître le Dr Henry Morgentaler pour son oeuvre, il aurait plutôt fallu honorer le souvenir de ces milliers d'êtres humains en devenir qui ont été ses innocentes victimes! “ - Lorraine Doucet, Dieppe, 23 juillet
“Il faut reconnaître que Morgentaler s’est battu pour les droits des femmes. Pas contre les foetus. Pour les femmes. Pour qu’elles n’aient plus à se faire avorter en cachette, mais qu’elles puissent le faire librement dans des conditions sanitaires et psychologiques optimales, en toute sécurité, sans qu’elles aient à s’en remettre à des charlatans armés de broches à tricoter. Toute personne de bonne volonté devrait pouvoir apprécier l’altruisme de la démarche de Morgentaler.” - Rino Morin Rossignol, chroniqueur, 30 juillet
“Henry Morgentaler vient de faire une nouvelle victime: sa récente nomination à l'Ordre du Canada a littéralement "tué" ma fierté d'être Canadien.” - Calixte Chiasson, Lamèque, 19 juillet

MORGENTALER DU CANADA DES PERSONNES QUI ONT ÉTÉ AVORTÉS
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Lettre à Michaëlle Jean
Publiée dans L’Hebdo Chaleur
Gouverneure générale du Canada,
Par la présente, je veux vous exprimer ma profonde déception quant à l’attribution de l’Ordre du Canada à M. Morgentaler.
Je suis une maman et grand-maman, j’ai une fille de 52 ans et un fils de 50 ans, tous deux atteints de paralysie cérébrale. Je puis vous assurer que même si on avait voulu que je sois avortée, il m’est impossible de penser que j’aurais laissé tuer ces deux petites vies même s’ils n’ont pas la qualité de vie que je voudrais leur donner, et ce, à cause de leur handicap.
En 2001, on m’a attribué le Prix du gouverneur général du Canada pour l’entraide et j’en fus très honorée: mais aujourd’hui, si la décision d’attribuer le prix de l’Ordre du Canada à M. Morgentaler n’est pas revoquée, je n’ai plus les mêmes sentiments vis-à-vis ce prix. J’ai toujours pensé que ce prix éait attribué aux personnes qui font du bien dans leur communauté et non à ceux qui tuent des petits enfants dans le sein de leur mère.
J’espère que le Seigneur vous viendra en aide pour régler cette situation si penible soit-elle. Je vous prie d’agréer, Excellence, mes sentiments les plus respectueux.
“J’ai été violée et je me suis retrouvée enceinte à 16 ans
mais j’aime quand même mon bébé”
Par Angela Carless, The Daily Mail (Londres), le 9 août 2008, abrégé de l’original et traduit de l’anglais
Comme tant de mères adolescentes, Elizabeth Cameron n’aime pas parler beaucoup du père de sa toute-petite. Celle-ci a été conçue pendant une froide soirée de décembre lorsqu’Elizabeth, alors vierge et âgée de 16 ans, a été introduite de force dans l’arrière d’une fourgonnette et violée.
Le fait que Phoebe est vivante est pratiquement incroyable.
Presque tous ceux qui savaient exactement comment Elizabeth est devenue enceinte — médecins, frères et soeurs, et jusqu’à son père — la pressaient de se faire avorter le plus tôt possible. La seule personne qui l’a suppliée au moins d’envisager de garder l’enfant est sa mère Sarah.
Aujourd’hui, Elizabeth et Sarah racontent ensemble leur remarquable histoire au Daily Mail.
Elizabeth n’a encore que 19 ans et est sur le point d’entrer à l’université afin d’acquérir la formation requise pour enseigner au primaire. “ Tout le monde, sauf maman, pensait que je devrais subir un avortement” , dit-elle. “Mon père a même pris le rendez-vous à la clinique, et on m’a montré la petite tache sur le scintigramme, pour me convaincre, je suppose, que c’était seulement une masse de cellules et que toute l’affaire serait rapidement terminée. Mais je ne pouvais pas aller de l’avant.
“Chaque fois que je regarde Phoebe, je sais que j’ai pris la bonne décision. Je n’ai jamais voulu mettre fin à la vie de mon bébé juste à cause de la manière dont elle est venue à exister.”
Pour la plupart des femmes, l’idée de porter le bébé de leur violeur serait impensable. Elizabeth dit qu’elle aussi aurait été de cet avis dans le passé.
À son étonnement, toutefois, le premier coup d’oeil sur cette “masse de cellules” sur l’écran a déclenché en elle des vagues de tendresse et non de la répulsion.
“Pendant la grossesse, j’avais des cauchemars au sujet de l’agression et j’étais malade d’inquiétude en pensant qu’à la vue de mon bébé, je serais hantée aussitôt par les images de cette nuit-là. Elle ne m’a pas rappelé cette nuit-là, et j’ai su alors que sa présence avec moi était plus importante que ce qui était arrivé.”
Sa mère secoue la tête. “La plupart des gens ne connaissent pas l’horreur des faits. Pour eux, elle n’est qu’une fille idiote qui s’est fait mettre enceinte.
“Avant, nous avions toujours été régulièrement à l’église de notre coin. Mais les gens de cette église nous ont adressé tant de propos blessants que nous avons quitté cette église pour en fréquenter une autre. Parfois, nous avions l’impression que c’était Elizabeth et moi contre le reste du monde. ”
L’histoire stupéfiante d’Elizabeth a commencé en décembre 2005 lorsqu’un jour ordinaire au collège a pris une tournure d’une violence effarante.
“Tous, sauf maman, ont dit que je devrais me faire avorter”
Sa mère Sarah s’était entendue avec elle pour aller la chercher sur le terrain de stationnement d’un supermarché. Malheureusement, Sarah a été retardée pendant une heure, et ses appels frénétiques au téléphone cellulaire d’Elizabeth sont restés sans réponse.
Lorsqu’elle est arrivée au terrain de stationnement, il n’y avait aucune trace d’Elizabeth; alors, pensant qu’elle avait pris l’autobus pour rentrer chez elle, Sarah est retournée à la maison familiale.
Elle a été stupéfaite de trouver Elizabeth dans sa chambre, en train d’inonder le plancher de ses larmes.
“Quand j’ai essayé de la prendre dans mes bras, elle m’a repoussée. Elle a seulement continué de pleurer, de sorte que je me suis sentie totalement désemparée.”
Elizabeth dit: “Je n’ai raconté l’affaire à personne parce que je me disais que les gens penseraient que c’était ma faute, que j’avais couru après de quelque façon. J’étais si honteuse et embarrassée par ce qui était arrivé que je ne pouvais même pas dire le mot ‘viol’.”
En fait, il s’est passé plusieurs jours avant qu’Elizabeth s’effondre et avoue ce qui s’était passé.
Ce soir-là, Elizabeth tenait absolument à ce que son père James, 57 ans, ne sache pas ce qui s’était passé. “Je lui ai dit que les hommes qui ont fait cela étaient dangereux et que nous devions le dire à la police. J’étais vraiment horrifiée qu’elle puisse seulement penser à ne pas les dénoncer.” Elles ont tout raconté ensemble à James, qui est devenu furieux et a appelé la police immédiatement; Elizabeth en a été consternée.
“ J’étais effrayée; je pensais qu’ils me tueraient”
Elizabeth continue elle-même le récit : “ J’ai dû raconter toute l’histoire, et cela a été affreux. J’ai dit à la police que j’avais été absolument terrifiée. Je pensais qu’ils me tueraient.
“Ils sont partis au volant de la fourgonnette après m’avoir mise dedans. J’étais sûre qu’ils me kidnappaient. Ils auraient pu m’emmener n’importe où, même à l’étranger, et j’avais tellement peur de ne plus jamais revoir ma famille.
“Dans l’arrière de la fourgonnette, j’ai été violée par tous les trois tandis qu’ils conduisaient le véhicule en s’arrêtant à l’occasion. Je fermais les yeux. Je ne pouvais pas me décider à les regarder.
“Quand nous avons demandé comment les choses avançaient, la police a dit que le terrain de stationnement du supermarché n’avait pas de télévision en circuit fermé tournée vers l’endroit où Elizabeth avait été capturée.” Étant donné que Elizabeth n’a pu se décider à signaler l’affaire que quelques jours après l’agression, aucune preuve judiciaire sérieuse n’a pu être recueillie non plus. Un mois plus tard, toutefois, ses menstruations ont été en retard.
“Lorsque le test a été positif,” dit Sarah, “je lui ai dit que je serais là pour l’aider, quoi qu’il arrive. Son père a dit immédiatement qu’elle devrait se faire avorter.”
C’est alors que l’histoire a pris la tournure la plus étonnante. Elizabeth dit qu’elle avait toujours eu des opinions très tranchées sur l’avortement, croyant que c’est mal dans n’importe quelles circonstances, et elle n’a pas pu chasser ce sentiment, même couchée sur la table d’examen de la clinique d’avortement.
Même si un rendez-vous avait déjà été pris pour qu’elle subisse l’avortement plus tard la même semaine, Elizabeth a demandé à sa mère de l’annuler.
“Je ne peux pas expliquer pourquoi j’étais si déterminée, mais je l’étais. Je ne pouvais pas même envisager une adoption non plus. Quand ma mère était bébé, elle avait été abandonnée dans une gare de chemin de fer de Londres et adoptée, et cela l’avait profondément affectée.
“Je pense que maman comprenait. Quand j’ai fini par dire: ‘Non, je veux la garder’, elle m’a appuyée.”
Le 15 septembre 2006, la petite Phoebe est née; elle pesait un bon poids, 8 lb 4 oz. Comme le dit Sarah : “Les gens peuvent se demander comment il est possible d’aimer une enfant qui a été conçue ainsi, mais croyez-moi, je l’aime encore plus pour cette raison.”
“Je l’aime encore plus à cause de la façon dont elle a été conçue”
Elizabeth est d’accord. “Je n’ai absolument jamais blâmé Phoebe pour ce qui est arrivé.”
Elle est la première à admettre que cela n’a pas été facile. Phoebe a presque deux ans, et il a fallu beaucoup de temps à Elizabeth pour se réconcilier avec son père. “Je ne voulais pas le voir près d’elle au début. Je me souviens de lui avoir crié : ‘Tu voulais que je la tue’ !
“Même si j’aimerais voir mes agresseurs punis, je ne voudrais jamais qu’ils sachent l’existence de Phoebe”, dit-elle avec énergie.
“Ils ne m’ont pas traitée comme une personne, mais seulement comme un morceau de viande. Je ne voudrais jamais que l’homme qui m’a rendue enceinte ait des droits sur elle.
“Si je dois le faire, je dirai qu’elle était le bien qui est sorti du mal. Et je lui dirai que, peu importe la manière dont elle est venue à exister, je n’ai absolument jamais regretté de l’avoir, et je ne voudrais me passer d’elle pour rien au monde.”
A noter: Les noms de famille ont été changés pour des raisons juridiques.
Les Familles de Femmes Enceintes Assassinées
Nomination du Dr Morgentaler:
“Il est déjà trop tard, le mal est fait” - Mgr Valéry Vienneau
Jacques A. Ouellette L'Hebdo Chaleur (Bathurst) le 18 juillet 2008. Réimprimé avec permission.
La nomination du Dr Henry Morgentaler va faire couler beaucoup plus que de l'encre.
Pour Mgr Valéry Vienneau, évêque du diocèse de Bathurst, elle a relancé le débat sur l'avortement. À ses yeux, que la gouverneure générale du Canada ait annoncé la nomination du médecin pour recevoir l'Ordre du Canada fait qu'il est déjà trop tard, le mal est fait.
“Ce n'est pas compliqué, il est déjà trop tard, le mal est fait. Les reproches adressés au Dr Morgentaler vont au-delà de pratiquer l'avortement, il est allé jusqu'à en faire la promotion,”, a admis d'entrée de jeu Mgr. Vienneau.
Pour Mgr Vienneau, le débat sur l'avortement va plus loin que la foi. “Lorsqu'on regarde dans les Droits de l'homme de 1948, au point trois, on dit que tout individu a droit à la vie et la liberté. Quand on regarde l'article sept, on affirme là aussi les mêmes choses. Comment se fait-il que dans notre pays, ce droit ne s'étende pas à tous et à toutes, à l'embryon comme au patient dans le coma, ou aux handicapés profonds”, affirme l'homme qui a accepté de servir Dieu en 1977.
Quant à la question à savoir à quel moment commence la vie, Mgr Vienneau répond : “Elle commence à la conception, pour nous de l'église. La vie va jusqu'à la mort naturelle. Je crois qu'au niveau de la science aussi elle commence là. Quand on fait des échographies, ce qui apparaît est un être vivant. Si on laisse cette vie se développer, elle devient ensuite un être humain à en devenir.
"La femme qui attend son enfant va dire : ‘C'est mon enfant’. Alors que la femme qui se fait avorter va dire que c'est un amas de chair. C'est là qu'on forme le débat", poursuit Mgr Vienneau. Ce que l'homme de l'Église regrette, c'est de ne pas entendre parler des suites à l'avortement. Il croit même qu'on n'informe pas suffisamment les femmes qui choisissent l'avortement.
“Ce geste leur est présenté comme la solution idéale. C'est l'instinct maternel qui fait que le sentiment de regret revient incessamment. Comment peut-on proposer quelqu'un qui lutte contre la vie, alors qu'on cherche à préserver la vie contre la lutte à la pollution, au changement climatique, on a des lois pour protéger les animaux, mais on ne pourrait pas protéger le sein de la mère ?
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Mgr Vienneau addresse la parole à un ralliement pro-vie
“L'Église est beaucoup attaquée dans sa position de défense pour la vie, mais je crois que l'Église est la dernière instance de défense publique qui défend encore la vie”, affiche l'évêque.
Alors qu'on voit la médaille comme un rôle d'unification, la nomination du Dr Morgentaler va à l'encontre de tout cela. Mgr Vienneau a invité Mme Jean à révoquer sa décision pour l'image du pays, mais au fond de lui, il sait que le mal est déjà fait.
“Il y a un vide présentement au niveau de l'avortement et il permet n'importe quoi. Espérons qu'on pourra sortir du bien du mal qui vient d'être fait. Encore une fois, c'est le fœtus qui est le plus menacé”, conclut Mgr. Vienneau qui ne croit pas que l'on doive renier les droits à la vie au profit de l'avancement de la femme.
Médaille à l`Avorteur: La Plupart des Canadiens s`y Opposent
Un énorme sondage téléphonique fait en juillet démontre que la plupart des canadiens s`opposent à ce que l`Ordre du Canada soit conféré à Henry Morgentaler. Voilà qui contredit d`autres, plus petits sondages qui avaient suggéré le contraire.
Le sondage national complété par KLRVU Research pour Campagne Vie Coalition révélait que 56% des répondants réprouvaient le choix de l`avorteur comme récipiendaire du plus haut honneur civil au pays. Ceci comprenait une majorité dans toutes les provinces, sauf au Québec (47%). 62% des gens du Nouveau-Brunswick ont exprimé leur désapprobation.
La question posé était, “Croyez-vous que l`avorteur Henry Morgentaler mérite l`Ordre du Canada?”
Plus de 13 000 personnes ont pris part à ce sondage fait au hasard, plusieurs fois plus nombreux que dans les autres sondages sur le même sujet, y-inclus un sondage Ipso Reid rapportant un approbation de 65% en faveur de Morgentaler. Étant donné sa dimension le sondage KLRVU est beaucoup plus fiable, avec une plus petite marge d`erreur - 1,5% 19 fois sur 20.
Source: LifeSiteNews.com 22 juillet 2008
Morgentaler c. Nouveau-Brunswick:
Il est encore loin de gagner la bataille
Note du redacteur: Henry Morgentaler obtenait, le 1 août, une victoire légale qui ouvre la porte à un procès lui permettant de poursuivre la province du Nouveau-Brunswick pour son refus de défrayer les coûts des avortements exécutés dans sa clinique privée, à Fredericton. A date, le gouvernement provincial n`a pas annoncé s`il ferait appel de la décision. Un sommaire de la réaction de Droit à la Vie NB fait suite.
Droit à la Vie Nouveau-Brunswick est déçu par la nouvelle que Henry Morgentaler a obtenu ‘qualité pour agir dans l’intérêt public’ pour intenter sa poursuite contre la Province du Nouveau-Brunswick.
“Chaque fois que Morgentaler gagne, les enfants à naître sont perdants”, a remarqué le directeur général, Peter Ryan.
En 2003, Morgentaler a entrepris sa poursuite contre le refus du Nouveau-Brunswick de financer sa clinique privée établie à Fredericton. Il soutient que le règlement 84-20 de la Loi sur le paiement des services médicaux enfreint la Charte des droits et libertés et la Loi canadienne sur la santé.
Le Nouveau-Brunswick est la seule province à avoir un établissement privé d’avortement qui n’est pas financé par les deniers publics.
Dans sa décision du 1er août 2008, la juge Garnett a dit que Morgentaler “n’a pas la capacité juridique requise” [de faire sa poursuite] en l’espèce, n’étant pas une femme qui demande un avortement. Elle a toutefois ajouté que, puisqu’il est improbable que ces femmes intentent elles-mêmes une telle poursuite, “le Dr Morgentaler est un remplaçant convenable pour le faire.” Elle lui a donc accordé “qualité pour agir dans l’intérêt public .”
Le procès aura donc lieu, à moins que la Province n’interjette appel à l’encontre de la décision de la juge Garnett, ce que Droit à la Vie Nouveau-Brunswick espère. Si un procès est tenu, Droit à la Vie Nouveau-Brunswick ne manquera pas de protester contre le fait qu’aucun représentant des enfants à naître et des femmes blessées par l’avortement n’a été autorisé à participer. La qualité d’intervenant avait été auparavant refusée à une coalition de groupes pro-vie et de groupes de femmes.
M. Ryan croit que la décision du 1er août pourrait être “une victoire à la Pyrrhus” pour Morgentaler.
“J’ai toutes les raisons d’espérer que les gens du Nouveau-Brunswick ne seront jamais forcés de payer pour que les enfants à naître de notre province soient tués sur demande dans une clinique privée [accent ajouté]. Bien sûr, il faudra que notre gouvernement soit ferme, mais j’ai le ferme espoir qu’il le sera. L’avortement sur demande financé par nos impôts n’est pas populaire dans notre province.”
Les Familles des Femmes Enceintes Assassinées Déplorent l`Action du Gouvernement
Les familles de deux femmes enceintes qui ont été assassinées se sont élevées contre une action inexplicable du gouvernement fédéral de supprimer la loi sur les enfants non encore néés victimes d’’actes criminels, parrainé par le député Conservateur Ken Epp. Le projet de loi, C-484, reconnaîtrait l`enfant à naître comme victime individuelle lors de crimes violants contre les femmes enceintes.
Le Ministre de la Justice, Rob Nicholson, annonçait le 25 août que le gouvernement voulait créer un nouveau projet de loi pour remplacer C-484, en réponse aux critiques que celui-ci accorderait des droits au foetus, ce qui pourrait ouvrir la porte à des restrictions contre l`avortement. “Le gouvernement présentera une loi qui punira les criminels agissant avec violence contre des femmes enceintes, de dire Nicholson, mais le fera de façon à ne pas accorder des droits au foetus.”
La plupart des observateurs ont interprété cette action comme ayant été motivée pour des raisons purement politiques. Avec la possibilité d`une élection, il semberait que le gouvernement voulait éloigner la question de l`avortement du débat politique. Même si C-484 affirme explicitement ne pas s`appliquer aux cas d`avortement, mais seulement à ceux où un bébé désiré souffre de la violence soumise par sa mère, les défenseurs “pro-choix” ont monté une campagne orageuse lors des derniers mois, prétendant que C-484 servira à miner le droit à l`avortement.
Antérieurement à cette action du gouvernement, le chef Libéral Stéphane Dion, qui s`oppose farouchement à C-484, avait commencer à attaquer le Premier Ministre Stephen Harper sur la question de l`avortement. Harper avait voté en faveur du projet de loi en Deuxième Lecture au printemps, comme l`avait fait le Ministre Nicholson.
Les chefs de file pro-vie ont exprimé leur consternation à l`apparent fléchissement du gouvernement Conservateur à la pression politique. Toutefois, le parrain du projet de loi, monsieur Epp, a promis de poursuivre l`adoption de son projet de loi privé plutôt que de le retirer, et jusqu`à maintenant 8 députés ont affirmé vouloir maintenir leur appui.
Marie Talbot, mère d`Olivia Talbot qui a été assassinée dans son 7e mois de grossesse de même que son fils à naître, a qualifié le gouvernement de “honteux.” Madame Talbot, qui se décrit comme pro-choix dit, “ceci est une question de droits de la femme et c`est le choix d`une femme qui veut porter son bébé à terme qu`il faut reconnaître ici.”
Aydin Cocelli, beau-frère de Aysun Sesen qui fut également assassinée dans son 7e mois de grossesse, a aussi déploré l`annonce. Notant que les tribunaux considèrent déjà la grossesse comme “un facteur d`aggravation” dans un crime qui peut augmenter les peines, il déclarait, “Nous demandons au gouvernement canadien de reconnaître que nous avons éprouvéc deux lourdes pertes, deux mortalités. Nous sommes profondément déçus que le gouvernement refuse de démontrer envers Aysun and Gul le respect qu`elles méritaient.”
“On a passé quatre heures à l`hôpital pour essayer de sauver le bébé,” notait-il. “Si ce n`était pas un bébé alors pourquoi essayait-on de le sauver?” Monsieur Cocelli admet également être pro-choix.
Les sondages ont démontré qu`une forte majorité de canadiens appuyent une loi comme C-484. Même le Globe and Mail, un ardent défenseur du droit à l`avortement, déclarait que, “Le projet de loi proposé par monsieur Epp ne mettait pas la liberté de choix en péril. Il aurait été une protection pour les enfants à naître désirés; il n`aurait pas servi de glaive pour menacer les femmes qui choisissent de mettre fin à leurs grossesses, ou leurs médecins. Le projet de loi aurait dû être considéré d`après ses propres mérites.”
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Olivia Talbot et son enfant à naître
Lane, décédés dans leur 7e mois
Sources: LifeSite News août 27/08; Globe and Mail août 25/08, août 27/08; National Post août 28/08; Winnipeg Free Press août 29/08
Note du rédacteur: Une élection fédérale a automatiquement annulé le projet de loi C-484. Cependant un député pourrait, à la suite d`une élection, présenter à nouveau une loi semblable. Le projet de loi que propose monsieur Nicholson ne référerait certainement pas à “l`enfant à naître” ou ne désignerait pas l`enfant comme victime distincte.
Note du Rédacteur: Plusieurs provinces, y-inclus le Nouveau-Brunswick, ont des programmes scolaires faisant la promotion du vaccin Gardasil comme préventif contre le cancer du col occasionné par l`activité sexuelle. Au Nouveau-Brunswick, commençant en septembre, le programme sera offert à toutes les fille de 7e et 8e années. Comme l`indique le rapport qui suit, le vaccin demeure l`objet de controverse touchant sa sécurité et son efficacité.
Le groupe d`intérêt public Judicial Watch a récemment obtenu, grâce à la Loi Sur le Droit à l`Information, plus de 8 000 rapports de cas désastreux chez des filles et jeunes femmes qui ont été injectées avec le vaccin VHP Gardasil. Les rapports sont très révélateurs, à commencer par des infections massives de verrues génitales allant jusqu`à la paralysie et la mort.
Dix mortalités ont été relevées depuis septembre 2007, représentant un total de 18 depuis l`emploi du vaccin en 2006.
Cette année on note déjà 140 rapports de complications “sérieuse”, dont 27 catégorisése de “potentiellement fatales”, de même que dix cas d`avortements spontanés et six cas du Syndrome Guillain-Barrée, réaction immunisante très rare (1 cas sur 100 000 pour une population en santé) aux antigènes étrangers tels que les agents infectieux ou vaccins, qui paralyse la personne affligée.
“Etant données les questions que soulèvent Gardasil, la meilleure politique de santé publique serait de réévaluer la sécurité qu`il procure et d`interdire sa distribution aux filles mineures. Du moins, le gouvernement devrait repenser tout effort de mandater ou de promouvoir ce vaccin pour des enfants,” déclare le président Tom Fitton de Judicial Watch.
Gwen Landolt, vice-présidente de REAL Women of Canada commentait le manque de tests avant d`agressivement soumettre Gardasil au processus d`approbation et avant que les conséquences de son ample utilisation soient suffisamment déterminées.
“Les conséquences à long terme de Gardasil ne sont pas connues. Le manufacturier admet qu`il ne connaît pas ses effets sur les risques de cancer pour les jeunes filles, sur leur système immunitaire, sur leur système reproductif, ou ses effets génétiques. En temps voulu, nous le saurons, possiblement dans trente ans d`ici lorsque ces jeunes filles, innocents sujets des expériences Gardasil, seront devenues femmes matures.”
En août le New England Journal of Medicine a présente deux articles qui questionnent pourquoi les vaccins VHP, y-inclus Gardasil, ont été distribués aussi largement étant donné leur efficacité non-prouvée et leurs coûts élevés.
Dans un des articles, le Dr Charlotte J. Haug, éditrice du Journal of the Norwegian Medical Association, déclare que, “Malgré les grands espoirs et promesses qui ont suivi les tests cliniques, nous manquons toujours d`évidence suffisante que nous disposons d`un vaccin efficace contre le cancer du col. Avec tant de questions essentielles sans réponses, nous avons bien raison d`être prudents.
Un miracle au-dedans
Par J.C. Willke, M.D.; tiré de Life Issues Connector, juillet 2008
Une histoire que j’ai entendue pour la première fois il y a 25 ans mérite d’être racontée de nouveau. Elle vient du Dr J.A. MacDougall, de Saint John, au Nouveau-Brunswick. Elle s’est passée tout de suite après la Deuxième Guerre mondiale, avant la découverte d’un traitement efficace contre la tuberculose. À l’époque, quand quelqu’un avait une tuberculose progressive, il était envoyé dans un hôpital pour tuberculeux et isolé du reste de la collectivité, car il était contagieux.
C’est l’histoire d’une femme qui avait 23 ans. Elle était gravement malade de la tuberculose. Son mari l’avait à un degré bénin à son retour de la guerre, et elle l’avait attrapée. Elle n’avait vraiment aucune résistance et dépérissait rapidement à mesure que l’infection s’aggravait. Le lobe inférieur de son poumon droit avait une cavité tuberculeuse qui grossissait. Elle était faible et perdait du poids. Les médecins avaient tenté tout ce qu’ils pouvaient et avaient finalement admis qu’ils étaient à bout de ressources.
C’était en décembre. Le médecin est allé lui dire que, médicalement, il n’y avait aucun espoir; la décision appartenait à Dieu. Elle a demandé une seule chose : “Si je suis encore en vie la veille de Noël, j’aimerais que vous me promettiez de me laisser aller à la maison pour Noël. “ Elle pesait naguère 125 livres, mais elle n’en pesait plus que 87, et sa fièvre variait de 101 à 103 degrés. Elle avait l’air terriblement malade, mais elle souriait sans cesse.
Les médecins avaient essayé une nouvelle méthode consistant à injecter de l’air dans sa cavité abdominale pour tenter de pousser son diaphragme vers le haut afin de provoquer l’affaissement de cette partie du poumon. On savait alors que, si on pouvait provoquer l’affaissement du poumon de telle sorte que la cavité soit comprimée et isolée, la nature pouvait parfois reprendre le dessus et le poumon commençait à guérir. Cette tentative d’injection d’air, appelée pneumopéritoine, l’a presque tuée, et on a abandonné après cette malheureuse tentative. Sur ce, son dernier espoir s’était évanoui, et on lui a dit qu’elle allait mourir.
Mais le jour de Noël est venu, et une promesse avait été faite; alors, avec beaucoup de réticence, on l’a laissée aller chez elle, en lui enjoignant de ne pas exposer les siens au contact de sa bouche et de son haleine. Elle est retournée à l’hôpital à la fin de la journée de Noël. Par la suite, son état n’a fait qu’empirer un peu plus chaque jour, et pourtant, elle ne mourait pas. Au plus grand étonnement des médecins, elle s’accrochait à la vie. À la fin de février, elle pesait moins de 80 livres.
Alors une nouvelle complication est survenue : elle s’est mise à avoir la nausée, même l’estomac vide. Et qu’a-t-on découvert? C’était ridicule, mais elle était devenue enceinte à la maison le jour de Noël. Mais elle était si malade, si faible, qu’il était impossible qu’elle ait conçu; son corps n’en aurait pas eu la force. Pourtant elle était enceinte; le test était positif. Elle se trouvait donc à l’extrême limite entre la vie et la mort, et elle abritait maintenant une autre vie dans son corps!
Un avortement aurait pu être pratiqué légalement à l’époque, de façon médicale, car la grossesse mettait certainement sa vie en danger, mais son mari et elle étaient contre, et les médecins aussi. Dans son cas, d’ailleurs, l’avortement aurait bien pu la tuer. De plus, les médecins pensaient que son corps rejetterait le bébé.
Mais une semaine est passée, puis une autre. Les médecins n’ont jamais douté qu’elle mourrait. Mais pour une raison tout à fait inexpliquée, elle continuait de vivre et poursuivait sa grossesse. Mars a fait place à avril, puis à mai et à juin. Alors il s’est passé une chose absolument inattendue et incroyable : sa température a commencé à baisser. Pour la première fois, on a constaté une légère amélioration de son état, qui a été suivie par d’autres légers progrès.
Elle a commencé à manger. Elle a pris un peu de poids, et alors les radiographies pulmonaires ont montré que la cavité de son poumon avait cessé de grossir. Mieux encore, une autre radiographie a montré pourquoi. Son diaphragme était poussé vers les poumons, causant l’affaissement du lobe inférieur. Et qui exerçait cette poussée? L’enfant qu’elle portait!
La nature faisait exactement ce que les médecins avaient été incapables de faire : elle pressait ensemble les côtés du trou mortel; l’enfant sauvait sa mère. Le bébé l’a effectivement sauvée, et il était normal et en santé à sa naissance. À ce moment, la cavité tuberculeuse était fermée, et la mère se portait beaucoup mieux. Quelques mois plus tard, elle a été renvoyée chez elle.
Le Dr MacDougall, qui avait pris soin d’elle et qui a raconté cette histoire, a dit : “Cet enfant n’a pas fait périr sa mère; il l’a sauvée. Dites que c’était la volonté de Dieu, dites que c’était l’amour humain, dites que c’était la qualité mystique de la maternité, la stimulation en elle d’un désir de lutter encore davantage parce qu’elle avait une raison de plus de lutter, dites ce que vous voulez, c’est arrivé. Je suis encore émerveillé par ce qu’elle a fait et par la force inconcevable que cela signifie.”
Nous Ne Nous Lasserons Pas, Nous Demeurerons Vigilants
Par Richard John Neuhaus
Tiré de son discours présenté à la convention 2008 de l`organisme U.S. National Right to Life Committee.
Note du Rédacteur: L`été fut décourageant pour les pro-vies. L`archiavorteur canadien fut attribué l`honneur ultime au pay. Et le gouvernement fédéral a procédé à réduire en bouillie le projet de loi qui aurait reconnu légalement l`enfant à naître. L`article qui suit est reproduit en vue de rafraîchir notre esprit fatigué.
Le mouvement pro-vie qui débuta au 20e siècle posa la base du mouvement pro-vie du 21e siècle. Nous avons attendu longtemps, et nous n`avons fait que commencer. Tout ce qui a précédé et tout ce qui sera n`est qu`un prélude à, et une anticipation, d`un espoir inébranlable. Tout ce qui a précédé et tout ce qui sera répond à la promesse du retour de Notre Seigneur dans la gloire lorsque, comme nous le lisons dans l`Apocalypse de Saint Jean, “il essuira toute larme de leurs yeux, il n`y aura plus de mort; il n`y aura plus de deuil, ni gémissement ni souffrance, car le premier monde a disparu.” Et tout sera nouveau.
C`est là l`horizon d`espoir qui, de génération en génération, soutiens la plus grande des causes des droits humains de notre temps et de tous les temps - la cause de la vie. Nous luttons, et luttons sans relâche, pour la dignité de la personne humaine, de chaque personne humaine, créée à l`image de Dieu, destinée depuis l`éternité à l`éternité - chaque personne humaine, qu`elle soit faible ou forte, qu`elle soit acceptée ou indésirée. Personne est une nullité; personne est indésiré. Toute personne est voulue par Dieu, donc digne de notre respect, protection et amour.
Nous ne nous lasserons pas, nous demeurerons vigilants, jusqu`à ce que chaque enfant à naître soit protégé en loi et accepté en vie. Nous ne nous lasserons pas, nous demeurerons vigilants, jusqu`à ce que tous les aînés soient protégés contre le désespoir et l`abandon - protégés par la loi et des liens d`amour. Nous ne nous lasserons pas, nous demeurerons vigilants, jusqu`à ce que chaque jeune femme soit offerte l`aide dont elle a besoin pour comprendre le problème de la grossesse comme un cadeau de vie. Nous ne nous lasserons pas, nous demeurerons vigilants, alors que nous défendons l`entrée et la sortie des remparts de la vie, témoignant en parole et action de la dignité de la personne humaine - de toute personne humaine.
Contre l`obscurité empiétante de la culture de la mort, contre les forces munies d`immense pouvoir et richesses, contre la perverses doctrine voulant que la dignité d`une femme dépende de son droit de détruire son enfant, contre ce que Saint Paul appelle les principautés et le pouvoir du temps présent, cette détermination fortifie notre volonté de ne pas nous lasser, de demeurer vigilants, jusqu`à ce que la culture de la vie se réflète dans le système judiciaire et soit vécue dans la loi de l`amour.
Comme l`a écrit le pape Jean-Paul dans son historique message Evangelium Vitae (l`Évangile de la Vie), la culture de la vie trouve son origine en la journée décisive quand Caïn abattit son frère Abel et le Seigneur dit à Caïn, “Où est ton frère Abel?” Caïn répondit,“Suis-je le gardien de mon frère?” Et le Seigneur dit à Caïn, “La voix du sang de ton frère crie vers moi de la terre.”
La voix du sang de nos frères et soeurs crie vers nous des bateaux d`esclaves, des champs de bataille, des camps de concentration et des chambres de torture du présent et du passé. La voix du sang d`innombrables frères et soeurs nous interpelle venant des négriers, des champs de bataille, des camps de concentration et des chambres de torture du passé et du présent. La voix du sangs des innocents nous interpelle aujourd`hui des avortoirs et des laboraboires biotechniques sophistiqués de notre pays tant aimé.
Je croirais que plusieurs parmi nous ici, peut-être la plupart de nous, peuvent se rappeler de la première fois qu`ils ont pris connaissance de l`idée. Pour moi, ce fut durant les années 60 lorsque j`étais pasteur d`une très pauvre paroisse dans un quartier noir de Brooklyn, New York. J`avais lu cette semaine là un article écrit par Ashley Montagu de l`Université de Princeton décrivant ce qu`il appelait “Une Vie Qui Mérite d`Être Vécue.” Il citait les qualifications pour une vie méritant d`être vécue: bonne santé, famille stable, sécurité économique, accès à une éducation, perspective d`une carrière enrichissante capable de conduire à la réalisation de son plein potentiel. Voilà les conditions nécessaires pour ce qu`il qualifiait de “vie qui mérite d`être vécue.”
Et je me souviens vivement, comme si c`était hiers, de regarder ma congrégation de Saint Jean l`Évangéliste le dimanche suivant et de voir toutes ces vieux visages plissés par les épreuves et injustices, et rayonnant néanmoins d`un espoir encore clair et d`un amour invaincu. Et j`ai vu ce jour-là les visages d`enfants dépourvus de presque tous ces qualifications énumérées par le Prof. Montagu. Et je fus soudainement frappé, comme par un coup de foudre, un coup de foudre qui illumina cette époque morale et culturelle, où le Prof. Montagu et ses adeptes croyaient que les gens comme ceux de Saint Jean l`Évangéliste - gens que je connaissais et étais venu à aimer comme de bonnes gens de foi et d`endurance et, grâce à Dieu, d`un espoir toujours vivant - ne rencontraient pas les critères d`une vie méritant d`être vécue. A ce moment, je reconnu qu`un terrible mal venait d`apparaître. La culture de la mort est une idée avant d`être un fait.
A ce moment, je ressentis que mon avenir serait consacré à promouvoir la culture de la vie. Être recruté à servir la culute de la vie, c`est être impliqué de façon permanente; et il n`y pas de fin en vue, sinon à travers les yeux de la foi.
La lutte entre la culture de la mort et la culture de la vie n`est pas un combat que l`on a choisi. Nous ne sommes pas ceux qui ont imposé à la nation la logique mortelle que des êtres humains n`ont pas de droits que nous devons respecter s`ils sont trop petits, trop chétifs, trop dépendants d`autrui, trop contraignants. Cette logique mortelle, appuyée par le pouvoir de la loi, fut imposée par une élite arrogante qui pour près de quarante ans nous ont dit de nous y habituer.
Nous ne savons pas, et nous n`avons pas besoin de savoir, comment sera résolue la lutte pour obtenir la dignité de la personne humaine. Dieu le sait, et cela suffit. Comme nous l`ont enseigné Mère Teresa et d`innombrables saints, notre tâche n`est pas de réussir mais d`être fidèle. Cependant nous cultivons dans cette fidélité un réel espoir de succès. Nous sommes plus fort puisque nous n`éprouvons pas d`illusions. Nous savons que dans un monde soumis au péché, loin du Royaume de Dieu, il existera toujours de terribles dépravations. Les principautés et les forces du mal vont continuer leurs ravages, mais elles ne prévaudront pas.
Au sein de cette obscurité empiétante de la culture de la mort, nous avons entendu la voix de celui qui a dit: “Dans ce monde vous allez éprouver des difficultés. Mais soyez sans peur, j`ai vaincu le monde.” Parce qu`il a vaincu, nous vaincrons aussi. Nous ne savons pas quand; nous ne savons comment. Dieu le sait, et cela suffit. Nous reconnaissons la justice de notre cause, nous avons confiance en la fidélité de sa parole, et donc nous ne nous lasserons pas, nous demeurerons vigilants. Nous nous fions aux paroles du prophète Isaie, “ceux qui attendent le Seigneur verront leur force renouvellée, ils s`élèveront avec des ailes comme les aigles, ils ne se sauveront pas et ne se lasseront pas, ils marcheront et n`éprouverons pas de fatigue.”
Le trajet a été long, et il reste des milles et des milles à franchir. Mais jusqu`à ce que chaque humain créé à l`image de Dieu - aussi petit, chétif, âgé ou inconvénient qu`il soit - jusqu`à ce que chaque humain crée à l`image de Dieu soit protégé en loi et digne d`être soigné dans la vie, nous ne nous lasserons pas, nous demeurerons vigilants. Et, dans cette plus grande des luttes de tout les temps pour rétablir les droits humains, nous vaincrons.
Une nouvelle tentative de légalisation de l’euthanasie suscite des craintes
Le 12 juin 2008, la députée du Bloc Québécois Francine Lalonde a déposé le projet de loi 562, Loi modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement). Ce projet de loi légaliserait l’euthanasie et le suicide assisté au Canada.
Mme Lalonde, 67 ans, qui lutte contre le cancer depuis deux ans, semble déterminée à promouvoir la question : en 2005, elle avait présenté sans succès le projet de loi 407, pratiquement identique.
Dans une entrevue avec la Presse canadienne le 13 avril, Mme Lalonde ne semblait pas craindre outre mesure de déclencher une tendance dangereuse qui entraînerait la mort non souhaitée de personnes malades, âgées ou handicapées, comme il est arrivé aux Pays-Bas. Elle a dit : “Je ne crains pas qu’il y ait des abus, mais je suis préoccupée par ce qui se passe au Québec. Les gens souffrent et ne peuvent pas avoir d’aide, et ils exercent des pressions sur leurs proches pour qu’ils les aident à mourir.”
Elle a signalé trois cas qui ont eu lieu au Québec. En 2004, Marielle Houle a aidé son fils de 36 ans, qui souffrait d’une maladie dégénérative, à mettre fin à ses souffrances. L’année suivante, André Bergeron, de Sherbrooke, a accédé aux désirs de sa femme atteinte d’une maladie chronique et l’a aidée à se suicider. Plus récemment, il y a eu le cas de Stephan Dufour, qui fait l’objet de poursuites judiciaires après avoir participé à la mort de son oncle qui vivait en fauteuil roulant.
La Coalition pour la prévention de l’euthanasie (CPE) anime l’opposition au projet de loi Lalonde. Voici son analyse du projet de loi 407, qui s’appliquerait également au projet de loi 562.
• Le projet de loi C-407 aurait légalisé l’euthanasie et le suicide assisté pour les personnes souffrant de douleurs physiques ou mentales chroniques. De telles douleurs peuvent être traitées efficacement.
• Le projet de loi C-407 n’exigeait pas que quelqu’un tente au moins d’obtenir un traitement efficace pour ses douleurs physiques ou mentales chroniques. Il affirmait que quelqu’un a droit à l’euthanasie même s’il a refusé d’essayer des traitements efficaces.
• Le projet de loi C-407 ne limitait pas l’euthanasie aux personnes mentalement capables; il légalisait l’euthanasie et le suicide assisté pour les personnes qui sont “apparemment lucides”. Qu’est-ce cela voulait dire, apparemment lucide?
• Le projet de loi C-407 ne limitait pas l’euthanasie aux médecins. Il permettait à n’importe qui de procéder à l’euthanasie ou d’aider à quelqu’un à se suicider, pourvu qu’il soit “assisté d’un médecin” et agisse de la manière indiquée par la personne qui veut mourir.
• Le projet de loi C-407 ne prévoyait même pas les mesures de protection typiques qu’on a vues aux autres endroits où l’euthanasie et le suicide assisté ont été proposés.
Une fois que la société autorise une personne à en tuer une autre, il devient impossible de protéger ceux à qui on fait sentir qu’ils sont un fardeau pour la société. Le projet de loi C-407 menaçait directement la vie des personnes handi-capées et d’autres Canadiennes et Canadiens vulnérables, ceux qui ont besoin d’être traités avec égalité et dignité et qui ont souvent besoin d’être protégés par la société.
Note de la rédaction : Si si Mme Lalonde serait réélue après des élections fédérales, il semble qu’elle essaiera de déposer de nouveau un projet de loi semblable pendant la prochaine législature. Pour de plus amples renseignements ou pour faire des observations sur l’euthanasie, prière de communiquer avec la CPE à info@epcc.ca
Les Critiques Condamnent Un Rapport de Psychologues
Presentant l`Avortement Comme Inoffensif
Les femmes ayant subi l`avortement et les scientifiques refutent les découvertes d`un groupe de travail de l` American Psychological Association (APA) qui prétend que les femmes qui subissent un avortement ne sont pas sujettes à éprouver plus de problèmes mentaux que celles qui décident de donner naissance.
“A date, la meilleure évidence scientifique publiée indique que parmi les femmes adultes qui ont eu une grossesse non-planifiée, le risque de complications psychologiques est le même, qu`elles décident ou non de recourir à un avortement,” affirme Brenda Major, principale auteure du groupe de travail.
Le rapport lui-même évite de cerner la question à savoir si les femmes ayant plus d`un avortement sont psychologiquement affectées. “L`évidence concernant les risques relatifs à la santé mentale associés aux avortements multiples est plus incertaine,” déclare Major.
Mais des critiques comme David Reardon, Ph.D. du Eliot Institute, qui se spécialise en recherche post-avortement, notaient que presque la moitié de tous les avortements comprennent des femmes en ayant eu plus d`un. Il dit que cette lacune de l`étude est un de ses nombreux et sérieux défauts. Un autre est sa façon de passer presque sous silence les problèmes associés aux avortements résultant de coercition ou aux pressions d`une tierce personne, que Reardon dit responsable pour 20-60% de tous les avortements. Il déclare que le rapport réflète l`idéologie pro-avortement plutôt que d`une recherche scientifique légitime.
Le groupe de travail n`a découvert aucune évidence suffisante pour confirmer la revendication d`associations observées entre des incidents de problème psychologique causés explicitement par un avortement, plutôt que par d`autres facteurs.
Néanmoins un membre de l` American Psychological Association a sévèrement critiqué le rapport pour avoir envesti son entière confiance dans une seule étude britannique de 1995 qui semblait appuyer ses conclusions, alors qu`on avait rejeté des douzaines d`autres études indiquant un lien entre l`avortement et la maladie mentale.
Rachel M. MacNair, Ph.D., directrice de l` Institute for Integrated Social Analysis, écrivait que, “Citer uniquement une étude afin d`appuyer une conclusion politiquement désirée,” ne pouvait s`expliqué autre qu`étant un exercice purement politique. De plus, elle notait que l`étude britannique en fait n`appuyait pas la conclusion, ayant trouvé plus de cas de doses excessives de stupéfiants chez les femmes qui avaient subi des avortements, comparativement à d`autres qui n`avaient pas abusé des drogues.
Le Dr NacNair a tenté de soulever ses inquiétudes au sein de l` APA concernant la validité du rapport avant sa publication. Mais le tour était joué. Elle déclare que d`autres membre de l`APA partagent ses inquiétudes, y-inclus un individu qui s`identifie “athée pro-choix.”
Alveda King, nièce du Rév. Martin Luther King Jr., qui a subi deux avortements ainsi q`une fausse couche associée à ces avortements, a dit que la plupart des femmes qu`elle a connues à la suite de leurs avorte-ments lui ont admi avoir souffert des maux incurables. “L`APA veut nous faire croire que nous sommes l`exception à la règle... mais pour chaque femme que l`APA dit pouvoir trouver qui affirme ne pas avoir été blessée par l`avortement... cette association peut en trouver 10 qui l`ont été,” affirme King.
Sources: CNSNews.com 17 août 2008; LifeSiteNews.com 18 août 2008
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Mise à jour d`affaires antérieures
L`homme au centre de la controverse sur les soins de dernière instance succombe (Presse Canadienne, 25 juin 2008)
WINNIPEG — L`aîné au centre d`un cas juridique concernant une question de vie ou de mort est mort de causes naturelles dans un hôpital de Winnipeg. La famille de Samuel Golubchuk, 84 ans, avait obtenu un jugement de la cour ordonnant aux médecins de Grace Hospital de le maintenir sous les soins palliatifs de dernière instance. Ils disaient qu`accélérer sa mort serait un péché selon la loi orthodoxe juive. Depuis novembre dernier, les responsables de l`hôpital voulaient retirer les soins de dernière instance à monsieur Golubchuk, disant qu`il n`avait vraisemblablement aucune chance que sa santé s`améliore. Un procès pour le défendre devait débuter à l`automne.
Femme pro-vie injustement arrêtée et détenue ne reçoit aucune excuse
FREDERICTON - Une mère de sept enfants arrêtée et détenue en 2006 pour avoir témoigné pacifiquement à l`extérieur de l`avortoir Morgentaler à Fredericton, alors qu`elle tenait une image de bébé avorté, ne recevra pas d`excuses du corps policier de Fredericton. On a laissé tomber la poursuite judiciaire contre Suzie Ryan pour avoir exhibé une image indécente au printemps 2007. La firme légale de Clark Drummie a écrit au Département Policier au nom de Mme Ryan lui demandant des excuses pour une violation inutile, injustifiée et violente de ses libertés civiles - une énorme épreuve pour elle et sa famille. Le Chef de Police, Barry McKnight, refuse toujours de répondre.