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Ottawa Prêt à Agir sur la Politique d`Avortement du N-B
Bobby-Jean McKinnon, "Federal Health Minister Says Ottawa Will Wait Till After N.B. Vote to Address Access to Abortions," Telegraph Journal 22 août 2006. Réimprimé (traduit) avec permission.
Le Nouveau-Brunwick devra attendre encore un peu avant de découvrir quoi que ce soit sur les intentions du gouvernement fédéral d`améliorer l`accès à l`avortement dans la province, déclare le ministre fédéral de la santé.
Tony Clement blâme l`élection provinciale pour la "suspension de la dispute. Nous devons attendre pour la fin de celle-ci et voir si on le gouvernement en place demeure ou un nouveau le remplace et alors voir où nous en sommes," il a annoncé lundi lors de la réunion générale annuelle de la Société Médicale Canadienne, à Charlottetown, Î.P.E.
A savoir si le gouvernement fédéral planifiait de reprendre les discussions sur la façon de résoudre le conflit, commencées par le dernier gouvernement Libéral sur les politiques restrictives portant sur l`accès à l`avortement au du N.-B., Clement répondait, "Le processus demeure un processus et nous n`en commençons pas un autre, mais il n`a pas encore aboutit à une conclusion."
Il refusa de décrire le processus d`"embourbé." Je ne le caractériserais pas de cette façon... il s`agit de processus continu. Nous nous somme certainement compromis à une résolution de ce processus."
Le Nouveau-Brunswick a été critiqué au cours des derniers mois après l`annonce par le comité de santé de la Région 3 qu`il allait demander l`arrêt de la procédure à la fin juin.
L`Hôpital Régional Dr Everett Chalmers de Fredericton était le dernier hôpital du Nouveau-Brunswick à offrir l`avortement. Il a pratiqué 400 des 404 avortements couverts par Assurance Maladie en 2005-06.
L`autorité régional de la santé a cité des "questions de main-d`oeuvre" pour sa décision d`annuler le service.
Cela aurait laissé la clinique privée Morgentaler à Fredericton le seul endroit dans la province à pratiquer l`avortement. La province refuse de payer pour les avortements faits là.
Mais le Ministre de la santé Brad Green a donné l`assurance que l`accès aux "procédures d`interruption de grossesses médicalement nécessaires" serait amélioré au Nouveau-Brunswick.
Il a trouvé deux gynécologues dans deux différentes villes intéressés à pratiquer la procédure, mais a décliné de révéler l`endroit, citant des questions de sécurité pour les médecins et les patients.
Les conditions permettant à une femme de recevoir un avortement payé par le gouvernement n`ont pas changé. Pour recevoir un avortement dansun hôpital public, elle doit être enceinte de moins de 12 semaines et avoir deux docteurs qui jugent la procédure médicalement nécessaire.
Le Nouveau-Brunswick est une des quelques juridictions au Canada qui refuse d`accorder les bénéfices de l`assurance maladie aux cliniques privées.
Les femmes qui se servent de la clinique privée là n`ont pas besoin d`être référées, mais doivent débourser entre $500 à $750.
Les principaux promoteurs de l`avortement en Amérique du Nord prétendent que l`accès à l`avortement fourni par le Nouveau-Brunswick est inacceptable et se sont mis à comparer la province à South Dakota, l`état américain où l`avortement a été interdit.
Le Dr Henry Morgentaler écrivait à Clement en mai dernier, exhortant le gouvernement fédéral d`intervenir pour assurer aux femmes du N.-B. l`accès aux services universels de santé.
Il soutient que la politique enfreint le jugement de la Cour Suprême en 1998 qui avait aboli la loi canadienne sur l`avortement, laquelle permettait l`avortement uniquement lorsque la vie ou la santé de la femme étaient menacées.
Le Nouveau-Brunswick et Ottawa étaient en voie de collision avec le refus de la province de financer les cliniques d`avortement privées avant la dernière élections fédérale. Ottawa avait mis sur pied un groupe chargé de résoudre le litige, mais sont travail a été interrompu durant la campagne électoral de janvier.