RAPPORTS PRO
VIE
MARS 2008 Rédacteur: Peter Ryan
Des affiches publicitaires causent un vif remous
au Nouveau-Brunswick
Une campagne d’affiches pro-vie à Fredericton, Moncton et Saint- Jean est à la source d’un débat public animé. A Fredericton la ville a refusé d’afficher les annonces dans les gîtes d’autobus, suscitant une vive controverse. A Moncton et Saint-Jean les annonces furent affichées sur des panneaux publicitaires, suscitant aussi un débat passionné, surtout à Moncton.
Les affiches, qui font partie d’une campagne nationale organisée par VieCanada, illustre une femme enceinte avec son enfant à naîître. Elles font allusion au vide légal canadien entourant la protection de ces enfants et posent la question, L’Avortement: Sommes-Nous Allez Trop Loin?
En décembre Droit à la Vie Fredericton apprenait de la Division des Transports municipale qu’une politique de la ville interdisait les affiches pro-vie. Ceci fut une surprise, puisque le groupe n’avait jamais éprouvé de difficulté à afficher dans les gîtes d’autobus des annonces faisant le lien entre l’avortement et le cancer du sein.
La politique dit qu’aucune annonce “politique” ne sera permise. Le greffier municipal expliqua que la politique s’applique aux annonces politiques publiques, mais non aux annonces se rapportant aux élections puisque les gens ont droit légalement d’afficher de telles annonces.
Peter Ryan du Droit à la Vie NB offrait comme commentaire, “Alors, on n’aurait pas un droit d’exprimer ses idées sur des politiques publiques? Je trouve cela étrange qu’une politique ne s’applique pas à ce qu’une personne raisonnable pourrait considérer des affiches ‘‘politiques’’, i.e. des affiches électorales, mais s’applique à des questions comme l’avortement quisont davantage sociales que politiques. Cette politique étouffe la libertéé d’expression,” dit-il, et sera contestée.
Le maire Brad Woodside affirme que si le ville permettait des affiches pro-vie, il faudrait aussi permettre ceux des pro-choix. M. Ryan dit qu’il n’aurait aucune objection à cela. “N’est-ce-pas là la vraie démocratie?” En attendant, DLV Fredericton a fait passer une version de l’affiche à la radio.
A Moncton, où Droit à la Vie NB a commandité deux panneaux publicitaires, un porte-parole de la ville faisait remarquer que l’autorité pour ces derniers relevait de la compagnie (Pattison Outdoor) qui loue le terrain de la ville.
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Ci-dessus: Notre panneau publicitaire à Dieppe. La ville de Fredericton a refusé une affiche semblable. Texte du panneau: “9 mois. Durée pendant laquelle l’avortement est permis au Canada. Aucune raison médicale requise.”
Commentant sur la controverse, la chroniqueuse Lynda MacGibbon du Moncton Times and Transcript disait que l’affiche stimulait la réflexion et la discussion, ce qu’elle estimait “représenter la liberté d’expression à son meilleur.”
Avortement : Est-on allé trop loin avec trop peu de débats?
Joanne Byfield, The Calgary Herald, le 28 janvier 2008
Jusqu’ici, trois villes du Canada ont refusé l’affichage d’annonces sur l’avortement dans les abribus municipaux. Fredericton et Kelowna les ont carrément refusées. La ville de Hamilton, répondant à trois plaintes de résidents et à un conseiller municipal qui s’est dit « offensé », a enlevé les annonces qui avaient déjà été affichées.
Que disaient les annonces? Elles faisaient partie d’une campagne nationale dirigée par Vie Canada, un organisme national d’éducation pro-vie, et marquant le 20e anniversaire de la décision de la Cour suprême du Canada qui a aboli toutes les restrictions juridiques à l’avortement. Les annonces étaient parrainées par les organismes pro-vie locaux.
Sur ce, après avoir remarqué l’étiquette « pro-vie », beaucoup s’imaginent voir des bébés avortés couverts de sang et des slogans moralisateurs.
En fait, les annonces, que vous pouvez voir à l’adresse www.avortementaucanada.ca, montrent la photo d’une femme enceinte et le texte suivant (avec de légères différences à certains endroits) : « 9 mois. Durée permise de l’avortement au Canada. Aucune raison médicale requise. Avortement. Est-on allé trop loin? »
Cela vous semble offensant? Si oui, qu’est-ce qui vous dérange au juste?
Cela ne peut pas être l’image de la femme enceinte. Si c’est l’affirmation du fait que l’avortement est légal pendant les neuf mois de la grossesse et qu’une femme n’a pas besoin d’une raison médicale pour avoir un avortement, vous devriez m’appuyer.
Vous pensez peut-être que personne ne devrait être autorisé à contester la politique actuelle du Canada sur l’avortement. Ou bien êtes-vous contrarié que nous attirions l’attention sur la question? Tant que les Canadiens sont ignorants, nous pouvons continuer de prétendre que nous avons atteint un compromis acceptable, la « paix sociale » concernant l’avortement.
D’après les réactions que j’ai entendues, tant dans les médias qu’à notre bureau, les gens disent que les annonces sont fausses ou trompeuses. Les gens ne croient pas que les femmes peuvent avoir un avortement, particulièrement vers la fin de la grossesse, sans avoir un grave problème de santé ou sans que leur vie soit en danger. Beaucoup croient que les avortements ne sont jamais pratiqués pendant le deuxième ou le troisième trimestre, et la plupart ne savent pas que presque tous les avortements au pays, au rythme de plus de 100 000 par année, sont payés par les contribuables par l’entremise du système public de soins de santé.
Voici les faits.
Aucune loi ne limite l’avortement, quel que soit le stade de grossesse. Un enfant à naître n’est pas considéré légalement comme un être humain tant qu’il n’est pas sorti du corps de la mère. Les collèges des médecins et chirurgiens de chaque province peuvent imposer des lignes directrices sur les périodes pendant lesquelles les avortements devraient être pratiqués, mais ce ne sont pas des lois, et la plupart d’entre eux n’exigent pas de raison médicale.
Nous ne connaissons pas de façon certaine le nombre d’avortements pratiqués à un stade de grossesse avancé, car, lorsque la Cour a aboli la loi en 1988, elle a également supprimé les exigences en matière de déclaration, de sorte que les renseignements détaillés sont inaccessibles sur environ les deux tiers des avortements pratiqués. À partir d’une base de données limitée, les chiffres de Statistique Canada montrent que 4 880 avortements ont été pratiqués au deuxième ou au troisième trimestre en 2004, y compris 401 avortements pratiqués après 20 semaines, le seuil de viabilité selon l’Association médicale canadienne. Cette année-là, 45 avortements ont été pratiqués au troisième trimestre, dont 5 après 33 semaines de gestation. Si les renseignements détaillés étaient connus pour tous les avortements, les nombres réels pourraient être trois fois plus élevés.
Les critiques des annonces disent : « C’est trompeur. Vous ne connaissez pas la situation des femmes qui subissent des avortements. Elles pourraient avoir de graves problèmes santé, qui mettent leur vie en danger. » C’est peut-être vrai, mais pourquoi n’avons-nous pas de données?
Nous n’avons aucun fondement permettant de supposer que c’est la raison des centaines d’avortements pratiqués après le seuil de viabilité.
En fait, il y a deux ans, la Dre Margaret Somerville, bioéthicienne de l’Université McGill, a raconté dans le Calgary Herald deux occasions où elle a été consultée par des médecins au sujet d’avortements de femmes en santé après 32 semaines. Dans un cas, une étudiante des cycles supérieurs avait peur de dire à ses parents qu’elle était enceinte; l’autre cas était celui d’une femme mariée qui s’était fait dire que son enfant avait une fente palatine, défaut qui peut être corrigé, et qui ne voulait pas d’un enfant « déficient ». La Dre Somerville a ajouté : « Les médecins qui m’ont appelée croyaient que c’était contraire à l’éthique, mais ils ne savaient pas comment traiter la situation. » En effet, selon la loi, ils n’avaient aucune raison de refuser de pratiquer l’avortement.
C’est là que nous en sommes avec le « droit des femmes de choisir » sans limites ni restrictions.
Cela me ramène à la campagne publicitaire de Vie Canada et à la question : « Avortement : est-on allé trop loin? » Je dirais que oui, et j’invite les gens à s’informer, puis à participer au débat.
Joanne Byfield est la présidente de Vie Canada/LifeCanada
Lettre : Mon petit patient
Publiée le 22 janvier 2008 dans le Waxahachie Daily Light, au Texas
Lettre à la rédaction
Depuis que la Cour suprême a légalisé l’avortement il y a 35 ans, 45 millions d’enfants ont été avortés, mais parmi ces millions, il y en a un que, personnellement, je n’oublierai jamais, parce que je l’ai vu faire ce qui semble impossible : il a survécu à son avortement.
Quand je l’ai rencontré dans la salle d’opération, il bougeait les bras et les jambes et avait l’air de vouloir pleurer. L’avorteur semblait mal à l’aise.
C’était un petit être humain qui, à peine quelques minutes plus tôt, n’était légalement pas une personne et n’avait aucun droit. Ensuite, après avoir survécu à l’intervention, il était devenu juridiquement une « personne » et avait droit à ce que nous tentions de le sauver. Telle est la logique pervertie de l’idéologie pro-choix.
Je l’ai transporté à son lit dans l’unité néonatale des soins intensifs. Nous avons fait tout notre possible, mais avec le temps, nos efforts se sont montrés vains. Il s’est mis à respirer avec difficulté, et sa grimace était de plus en plus prononcée. Il m’a semblé que l’enfant luttait contre quelque chose qu’il lui était impossible de comprendre. Il est mort après quelques heures de vie.
L’avortement est maintenant pour moi une question profondément personnelle. Je crois que c’est une atteinte aux plus vulnérables d’entre nous. Mon petit patient a donné un visage à cette question pour moi. Pourquoi tant de bébés comme lui peuvent-ils être tués alors que notre vie et nos droits à nous, tous les autres, sont protégés?
Les partisans du mouvement pro-vie aux États-Unis observent la semaine de la sainteté de la vie humaine. Pendant cette semaine, je me souviendrai de mon petit patient qui m’a aidé à donner un visage à 45 millions d’êtres humains innocents.
Ron Bryce, M.D.
L’adoption, la bonne façon d’agir “J’ai un très simple argument contre l’avortement. Il y a 33 ans, mes parent désirait avoir un bébé. Incapable de concevoir, ils se tournèrent vers leur seule option, l’adoption. Ils durent attendre 13 ans avant de me recevoir. “Ma mère biologique avait 17 ans quand elle me donna naissance, j’étais un accident, une indésirée, et la meilleure chose qu`elle ait faite pour moi fut de me placer dans un foyer plein d’amour. Mes parents adoptifs sont mes vrais parents. “Pourquoi les bébés issus de grossesses accidentelles ne seraient-il pas confiés à des familles qui prient chaque jour pour un bébé? De grâce, considérer l’adoption. Chaque fois que je passe près de la clinique d’avortement, je remercie la mère qui m’a donnée la vie.” - Erin Williams, Fredericton, NB. Lettre à l’éditeur, The Daily Gleaner - 6 février, 2008 |
La victime intérieure
Ken Epp, National Post - 2007.11.27
On dit que les vrais hommes ne pleurent pas. Ou bien ce dicton est faux ou je suis une anomalie. J`ai la larme à l`oeil chaque fois que j`entends dire qu`une famille a souffert la perte d`une épouse, d`une fille ou d`une soeur qui était enceinte.
Il est très pénible de perdre un être cher. La souffrance est rendue encore pire lorsque la mort résulte d`un meurtre. Et encore pire lorsque la femme est enceinte, ce qui veut dire que la famille fait le deuil aussi sur la perte d`un enfant à naître dont il anticipaient tant la naissance. Considérez maintenant ce que les members de cette famille peuvent ressentir lorsqu`ils apprennent que, selon notre loi, il n`y avait aucun enfant impliqué - qu`il n`y avait eu qu`une seule mortalité. Cette situation doit changer.
A cette fin, j`ai récemment déposé un projet de loi privé en Chambre des Communes - C-484 - lequel, s`il est accepté, assurera que les enfants à naître qui sont victimisés lors du meurtre de leur mère seront reconnus par nos tribunaux.
Regrettablement, le Canada a vu plusieurs de ces cas criminels au cours des récentes années. Deux de ces horribles meurtres ont eu lieu à Edmonton, la première Olivia Talbot âgée de 19 ans, qui en était à son septième mois de grossesse, et l`autre Lianna White àgée de 29 ans, qui était enceinte de quatre mois. A Toronto, il y a le récent cas d`Aysun Sesen, qui en était à son septième mois. A Winnipeg Roxanne Fernando, 24 ans, fut tuée parce qu`elle refusait de se faire avorter. Dans chaque cas, les familles imploraient qu`on reconnaisse qu`il y avait eu deux vies perdues.
Il y a d`excellentes raisons d`appuyer mon projet de loi privé. La législation porte exlusivement sur la protection du choix de la femme de mener sa grossesse à terme, et de donner naissance à son enfant. Il fournit un appui aux familles en deuil et reconnaît que si quelqu`un enlève la vie à un enfant à naître contre la volonté de la mère, des sanctions légales seront imposées contre l`agresseur.
J`anticipe de l`opposition. Certains activistes vont tenter d`argumenter que le changement légal que je propose nuira au droit de la femme de se faire avorter.
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Olivia Talbot et son fils Lane, exposés dans leur cerceuil, après que les deux furent tirés à mort lors du 7e mois de Grosesse. La loi canadienne actuelle considère Lane comme une non-entité.
Mais le projet de loi est explicite là-dessus: Le criminel est responsable en égard de l`enfant à naître seulement si lui/elle a déjà commit ou est en train de commettre un crime contre le mère de l`enfant. Le fait qu`une femme se fasse avorter lorsque c`est son choix ne constitue pas une offense selon la loi canadienne. C-484 définit comme offense le fait de mettre fin à une grossesse quand ce n`est pas son choix.
La législation proposée ce lit comme suit: “Pour plus de certitude, cette section ne s`applique pas à une action conduisant à l`interruption légale d`une grossesse de la mère de l`enfant auquelle elle a consentit.” Rien ne pourrait être plus claire.
De plus, pour protéger la mère, le projet de loi ne s`applique pas “en rapport avec tout acte our omission de la mère de l`enfant.
Ce projet de loi est inspiré par esprit de compassion pour les victimes de meurtre et leur légitimes demandes d`obtenir justice - justice qui reconnaît la vie perdue d`un enfant non-né quand sa mère est tuée. Depuis trop longtemps déjà les cries de ces enfants n`ont pas été entendus. Il est temps que les canadiens commencent à écouter.
- Ken Epp est le député fédéral d`Edmonton-Sherwood Park.
Le droit de protester pacifiquement reste incertain
La malhonnêteté des allégations pro-avortement mise à nu
La liberté dont jouissent les citoyens du Nouveau-Brunswick de protester pacifiquement la mise à mort des enfants à naître demeure incertaine. Mais les allégations mensongaires faites par des défenseurs de l`avortement contre des activistes pro-vie viennent maintenant d`être exposés.
Le Ministre de la justice T.J. Burke dit qu`il n`a pas encore décidé s`il allait recommander l`introduction par son gouvernement d`une loi qui bannirait la protestation à certains endroits comme près d`une clinique d`avortement.
Droit à la Vie Nouveau-Brunswick maintient qu`une zone bulle de non-protestation violerait les droits constitutionnels à la liberté d`expression et de rassemblement, et que des mesures aussi drastiques ne sont aucunement nécessaires. Une loi semblable en C-B, dont la constitutionnalité est présentement constestée, interdit toute protestation à moins de 50 mètres d`une clinique d`avortement et des bureaux de médecins.
“En C-B, même si vous priez silencieuse debout près d`un avortoir, on peut vous jeter en prison,” déclare le directeur général de DVNB Peter Ryan. L`Association Canadienne des Libertés Civiles rejette de telles lois, les trouvant nocives au débat social.
Des défenseurs du droit à l`avortement du NB font pression depuis des mois auprès du Ministre pour qu`il crée des zones bulles. DVNB craint que leurs propos diffamatoires à l`endroit des protestataires pro-vie devant l`avortoire Morgentaler de Fredericton fassent passer ceux-ci comme menace à la sécurité publique.
Dans une chronique éditoriale dans le Telegraph-Journal, la président du Conseil consultatif sur la condition de la femme, Ginette Petitpas-Taylor, accusait les protestataires pro-vie de multiples formes “d`intimidation.” Dans une réplique publiée, Peter Ryan a réfuté les allégations et exigé que le conseil retire ses “accusations farfelues.” Le conseil a refusé de le faire.
M. Ryan dit que le ministre responsable pour la condition de la femme, Mary Schryer, se doit d`intervenir immédiatement. Le Conseil consultatif, bien qu`il existe grâce aux subsides publiques, a violé “la confiance du public” en répandant incontestablement des mensonges.
A date, Mad Schryer n`a pas donné une réponse aux demandes d`intervention.
Pendant ce temps la malhonnêteté des allégations pro-avortement sont révélée dans deux lettres publiques contradictoires du personnel de la clinique Morgentaler. Une bénévole, Peggy Cooke, prétend que les protestataires ont proféré “des menaces, commis des actes de violence et se sont jetés devant les automobiles.” Cependant, deux jours plus tard la directrice Simone Liebovitch déclarait que “les protestations ‘pacifiques’”devraient être déplacées quelques pieds plus loin devant les bureaux de DVNB.
M. Ryan offrait la réflexion suivante: “Evidemment s`il y avait évidence de violence ou de danger, ça ne suffirait pas de se déplacer quelques pieds. La vérité a donc surface: les prétentions de violence ou de comportement dangereux sont absolument sans fondement.”
M. Ryan dit que Mad Liebovitch avait soulevé une bonne question: “Pourquoi la protestation devrait-elle se faire dans des endroits publics devant son édifice et non ailleurs? Ma réponse est celle-ci: Depuis l`ouverture de la clinique à Fredericton en 1994, plus de 6 000 vies à natre-ont été étouffées à cet endroit. Voilà pourquoi moi (comme individu) et d`autres ressentent le besoin d`être là. C`est où les tous petits meurent. Nous voulons témoigner de l`amour immortel de Dieu pour chacun d`eux.”
La vérité qu`on révèle dans une clinique pro-choix “Une chose qui m`a vraiment frappée lors de mon entraînement comme conseillère à la clinique pro-choix fut de ne jamais entendre mentionner le mot “bébé.” La vérité c’est que si vous êtes enceinte, il y a un bébé qui se développe en vous. Si cette réalisation fait qu`une femme s`arrête pour réfléchir là-dessus - et bien, il ne peut en résulter q`une décision mieux informée. “ - Leslie Forgie, ancienne conseillère sur les grossesses non-planifiées, Lettre à l`éditeur, Winnipeg Free Press, Jan. 2008 |
On demande au police de Fredericton de s’excuser
Arrestation injustifiable de Suzie Ryan
On demande à la force policière de la ville de Fredericton de s`excuser pour l`arrestation injustifiable d`une femme pro-vie qui protestait à l`extérieur la Clinique Morgentaler en déployant une image d`un bébé avorté à dix semaines de grossesse. Suzie Ryan fut mise sous arrêt en septembre 2006 et accusée d`un acte criminel, dit d`”obscénité.” Toutefois, après avoir examiné son cas, le Procureur de la Couronne laissa tomber les accusations en avril 2007.
Dans une plainte écrite au nom de Mme Ryan, Norm Bossé de la firme légale Clarke Drummie de Saint-Jean conteste que son arrestation représente “une réaction extrême de la part de la force policière” à des démonstrations pacifiques à l`extérieur de la clinique. La lettre parle d`une ”usage excessive de force” contre Mme Ryan, et de la “détresse” dont elle fut victime pour plus de sept mois suivant son arrestation.”
M. Bossé note que les accusations contre sa cliente se trouvaient sans mérite, et dit qu`en protestant pacifiquement Mme Ryan excerçait ses droits sous la Charte Canadienne des Droits et Libertés. Il exprime l`inquiétude qu`il puisse y avoir un élément de “discrimination systémique” à l`intérieur du département policier contre Mme Ryan et autres activistes pro-vie, et il se demande si en effet son arrestation n`avait pas été une tentative d`intimider les protestataires.
Une réponse du corps policier se fait toujours attendre.
Un lien inattendu : Les contrecoups de l’avortement
Extrait d’un commentaire radiophonique du président de Prison Fellowship Ministries, Mark Earley, diffus. sur BreakPoint le 22 janvier 2008
Une femme (appelons-la Caroline) avait 92 ans; elle était mourante et à l’agonie, mais ses douleurs n’étaient pas physiques; elles étaient émotionnelles. Voyez-vous, Caroline portait un secret depuis plus de 50 ans. Pendant sa jeunesse, elle avait subi deux avortements s’était sentie terriblement coupable toute sa vie, et, sur son lit de mort, elle craignait que Dieu ne puisse pas lui pardonner.
Comme l’écrit son infirmière de soins palliatifs, Jean Echlin : « À la fin de sa vie, elle m’a fait part de son angoisse au sujet de ses bébés perdus [¼] elle sentait qu’elle avait commis un meurtre. »
Caroline n’est pas la seule, comme l’écrit Mme Echlin dans Perspectives 2007, une publication du De Veber Institute for Bioethics and Social Research. Mme Echlin raconte aussi l’histoire d’une femme du nom de Lydia, mourante du cancer. Même avec l’aide d’une pompe pour injection d’analgésique, qui lui donnait des doses régulières de morphine, les douleurs de Lydia ne diminuaient pas.
« Je lui ai demandé si sa foi ou la prière pourrait lui apporter un réconfort », écrit Mme Echlin. « Lydia n’a émis d’autre son que ses gémissements. » Mais le lendemain, elle a avoué la vérité. « Je ne peux pas prier¼ Dieu n’écoutera pas », a dit Lydia. « J’ai tué un bébé précieux quand j’avais 18 ans¼ » L’avortement de Lydiaavait eu lieu plus de 40 ans auparavant, et elle en portait encore le deuil.
Caroline et Lydia ne sont que deux exemples de ce que l’institut appelle « un lien inattendu » entre l’avortement et les soins de contrôle de la douleur. Les femmes mourantes éprouvent des douleurs psychologiques et une culpabilité non résolues au sujet de l’avortement, ce qui fait obstacle à une mort paisible. Leur culpabilité est si grande, dit Mme Echlin, qu’elle annule l’effet de leurs analgésiques. C’est seulement lorsque la question de l’avortement est résolue — lorsque quelqu’un les écoute et les assure du pardon de Dieu — que les analgésiques deviennent efficaces et que les femmes peuvent mourir en paix.
Ces témoignages montrent de façon dramatique que l’avortement n’est pas, comme le prétend le groupe d’intérêts pro-avortement, une chose dont les femmes vont « se remettre » en une semaine ou deux. C’est une preuve que nous savons, au fond, que nous sommes faits à l’image de Dieu qui donne la vie. Quand nous faisons violence à cette image — quand nous détruisons la vie au lieu de la cultiver —, cela a de profondes répercussions sur nos émotions, notre psychisme et notre âme.
La liberté de discuter le ‘choix’
Le silence que vous entendez ne signifie pas que la question de l`avortement
a été résolue par le décision Morgentaler d`il y a 20 ans
Brigitte Pellerin et Andrea Mrozek. Le Citizen 28 janvier 2008. Avec la permision des auteurs.
On enseigne énergiquement aux jeunes femmes comment prévenir la grossesse. Mais si elles n`y parviennent pas? L`avortement est un choix valide et neutre, comme le serait quelqu`un qui préfère un café à un thé.
“Je ne dirais jamais à une femme quoi faire avec son corps / Mais si elle n`aime pas les enfants voilà où je lâche.”
Ces mots de ‘Happy Birthay’ de l`album Flipsyde(2006) ne sont peut-être pas typiques du rap. Ils ne sont certainement pas les nôtres. Mais lorsque les artistes rappeurs commencent à écrire des chansons demandant pardon à leurs enfants avortés, des chansons qui deviennent des succès internationaux, nous savons qu`il y a quelque chose de nouveau dans l`air.
Vous n`avez peut-être pas entendu parler de Flipsyde, un groupe hip-hop de la Californie. Pas surprenant. Nous aussi le connaissons très peu. Mais ‘Happy Birthday’ est émouvant; c`est une chanson qui demeure dans l`esprit. Il est étrange qu`avec des paroles comme “J`ai payé pour le meurtre avant qu`on ait déterminé le sexe / Choisir notre vie au-dessus de ta vie a causé ta mort,” cette pièce s`est classée parmi les meilleures 10 du palmarès en Autriche, Allemagne, Pologne et Suède. Plus étrange encore c`est qu`il demeure inconnu de la plupart des canadiens. (Vous pouvez le visionner facilement sur YouTube.)
Le message de la chanson est peut-être en dehors du type d`enseignement qu`ont reçu nos jeunes depuis 20 ans, depuis la décision Morgentaler du 28 janv. 1988 par laquelle la Cour Suprême enlevait toute restriction à l`avortement à tous les stades d`une grossesse. “De grâce accepte ma contrition / Que serais-tu devenu,” chante le jeune rappeur, “Je pense à toi, alors j`ai pris une plume/ Bonne fête, je t`aime qui que tu aurais pu devenir.” Un tel mélodrame pour seulement un autre de ces choix personnels. On enseigne énergiquement aux jeunes femmes comment prévenir la grossesse. Mais si elles n`y parviennent pas? L`avortement est un choix valide et neutre, comme le serait quelqu`un qui préfère un café à un thé.
Si la question de l`avortement était si bien résolue, on ne verrait pas de recherche comme le sondage Environics de 2007 indiquant que 62% des canadiens ne sont pas confortables avec le statu quo. De même, 34% des femmes ne voulaient pas dire aux agents du sondage qu`elles ne pensaient pas qu`un enfant à naître devrait être protégé à partir de la conception.
Si la question était bel et bien résolu, les politiciens n`auraient aucun besoin de s`acharner à passer des lois visant à éloigner les gens pro-vie des cliniques d`avortement. Et les campus universitaires n`auraient pas besoin de s`acharner à rendre la vie extrêmement difficile pour leurs clubs pro-vie. Il n`y aurait aucun danger ceux puissent influencer qui que ce soit.
Se pourrait-il que les pro-choix reconnaissent la fragilité de leur position? Présentement, la plupart des gens évitent de réfléchir à l`avortement. La plupart des canadiens ne savent pas qu`il n`y a aucune restriction sur l`avortement dans ce pays, même au huitième mois. Ils ne savent pas qu`il y a un avortement pour chaque trois naissances. Et ceux qui disent la question “résolue” ne veulent pas que vous le sachiez.
La raison en est claire. L`enlèvement d`une vie humaine ne se discute pas facilement, malgré tous les euphémistes dont on se sert pour camoufler l`horrible vérité de ce qu`on appelle un “choix.” Il est particulièrement douloureux pour les inombrables femmes qui ont subi un avortement. Plusieurs d`elles doivent faire face seules à leur perte, tristes et silencieuses.
Cette perte est très réelle et il est temps de briser le silence. Quelle insipide et perverse compassion nous offrons aux femmes dans notre pay: Faites détruire votre bébé et n`en parlez plus jamais. Ce silence, et cette fameuse expression “le droit de choisir,” protègent un choix que nous ne nommons pas, un consensus qui n`a jamais existé, un droit qui ne s`est jamais matérialisé et une soi-disant liberté qui rend la mère ainsi que l`enfant misérables.
Vous vous objectez peut-être que les canadiennes ne sont pas forcées de se faire avorter. Avec de rares exceptions, c`est vrai. Mais si vous êtes une jeune collégienne, prête à entreprende une excitante carrière, ou planifiant un voyage à l`étranger, ou peut-être sous pression parce que vous ne deviez pas tomber enceinte et vous l`êtes - que faire? L`avortement, on vous dira, effacera comme par magie votre erreur. Pour plusieurs hommes et femmes, c`est une suggestion extrêmement attrayante - jusqu`après l`avortement lorsque ces paroles de Flipsyde vous frappent personnellement.
“Happy birthday,” chante Flipsyde, faites un souhait.” Nous souhaitons avoir une culture qui se rattache à la vie, non à l`avortement. Nous souhaitons avoir une liberté de discuter ce qu`est le choix. Nous souhaitons avoir une culture dans laquelle les femmes peuvent être femmes, sans avoir à se faire dire de changer leurs corps et d`enlever la vie à leurs bébés. Nous souhaitons pour un monde où les rappeurs n`ont pas besoin d`écrire avec un coeur tellement triste, “Des cieux au sein maternel au cieux à nouveau / De la fin à la fin, je n`ai jamais eu la chance de commencer”.
Brigitte Pellerin et Andrea Mrozek sont membres fondateurs de www.ProWomanProLife.org.
Une Patiente à Morgentaler: "Je ne veux pas faire ça à mon bébé"
VANCOUVER, 15 janvier, 2008 (LifeSiteNews.com) – Après plus de trente années, la travailleuse sociale Vicky Green se souvient toujours vivement de l`expérience de son avortement avec le Dr Henry Morgentaler, et elle la décrit dans le film de John S.C. Herrington, 1st Degree Morgentaler.
Ce puissant court métrage contraste des scènes du Dr Morgentaler donnant ses raisons d`appuyer le “droit de choisir” l`avortement, avec le témoignage de Mme Green.
“Nous nous sommes arrêtés à un feu rouge et j`aurais voulu sortir et m`enfuir,” d`expliquer Mme Green, se rappelant de son amoureux qui la conduisait à la première Clinique du Dr Morgentaler dans l`est de Montréal. Mais elle s`est vite trouvée en face du docteur lui-même. “Je fus surprise que ce soit lui qui préside à mon avortement.”
Après une brève séance de counseling, elle lui avoua, “Je ne veux pas faire ça à mon bébé.” Selon Mme Green, le Dr Morgentaler lui aurait répliqué, “Ce n`est pas un bébé.” Elle dit avoir pleuré durant l`entière procédure de son avortement.
Voici le site du réalisateur du film, expliquant comment se procurer une copie du DVD en échange d`un don: http://www.shoutlife.com/abortedartist.
Les femmes canadiennes n’appuient pas
la présente politique d’avortement: sondage
Communiqué de presse, Vie-Canada 6 novembre 2007
Deux-tiers des femmes canadiennes appuient la protection juridique pour les enfants à naître, selon un récent sondage d’Environics commissionné par Vie-Canada. Présentement au Canada il n’existe aucune restrictions légales sur l’avortement à tous les stades de grossesse. En tout, 62% des canadiens appuient la protection juridique à un point quelconque avant la naissance.
Le sondage demandait aussi l’opinion au sujet d`une loi qui ferait un crime à part le fait de tuer ou blesser un foetus lors d’agression violente contre une femme enceinte. Soixante-quinze pour cent des femmes et 72% des hommes déclarèrent appuyer une loi protégeant le foetus.
Le sondage a aussi relevé un appui majoritaire pour une loi garantissant un consentement informé aux femmes qui considèrent l’avortement, et le consentement des parents pour leurs filles de moins de 18 ans.
Près de deux-tiers des participants au sondage ont déclaré que les avortements devraient être individuellement financés sauf dans des cas d’urgence médicale ou de viol et d’inceste. La plupart des 100 000 avortements exécutés chaque année au Canada sous payés par les contribuables par l’entremise d’un système de financement public.
Le sondage de Focus Canada de 2 047 canadiens fut effectué entre le 17 septembre et le 14 octobre 2007, avec une marge d’erreur de ±2.2% dix-neuf fois sur vingt.
Querelle entre une famille et un hôpital sur l’enlèvement de la sonde d’alimentation d’un homme âgé. L’affaire soulève la question de savoir qui décide. Extrait de LifeSiteNews.com, 12 décembre 2007 et 31 janvier 2008 |
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WINNIPEG — La Cour du Banc de la Reine du Manitoba a mis en délibéré hier l’affaire d’un Juif orthodoxe hospitalisé de 84 ans, que médecins veulent priver de nourriture, de liquides et d’un ventilateur.
À la suite d’une chute survenue en 2003, M. Golubchuk a subi un traumatisme cérébral mais pouvait encore communiquer. Il a été envoyé au Grace Hospital de Winnipeg en octobre après avoir contracté une pneumonie. Les médecins ont conclu qu’il ne réagit pas à leurs traitements et ont donc décidé de lui enlever sa sonde d’alimentation et son ventilateur, même s’il en bénéficie encore.
Dans un affidavit, un rabbin de cette ville, Y. Charytan, a affirmé que, selon les Juifs orthodoxes, « la vie doit être prolongée le plus possible, et nous n’avons pas le droit d’accélérer la mort ». Charytan a dit avoir déclaré aux dirigeants de l’hôpital que, s’ils enlèvent le système de maintien des fonctions vitales de Golubchuk, « c’est un péché et une chose inacceptable ».
L’avocat de la famille, Me Neil Kravetsky, a dit des membres de la famille : « Ils sont d’avis qu’on n’accélère pas la mort, c’est tout. Quand on est en vie, on est en vie. » Il a ajouté : « Pour débrancher quelqu’un de ces appareils, il faut le consentement du patient. Si on ne l’obtient pas, c’est un meurtre. Je le crois réellement. Je ne vois pas en quoi ce serait différent si (un médecin) étouffait le patient avec un oreiller dans la figure. »
Un avocat du Grace General Hospital a dit à la Cour que les médecins « ont le droit exclusif de prendre des décisions sur les traitements, même si cela va à l’encontre des croyances religieuses du patient ».
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Alex Schadenberg, de l’Euthanasia Prevention Coalition, est d’accord avec la position de la famille concernant la sonde d’alimentation. Si les liquides et la nourriture ne lui sont pas fournis, il mourra de déshydratation et non de son état pathologique sous-jacent. Schadenberg a Samuel Golubchuk affirmé : « Nous considérons les liquides et la nourriture comme des soins élémentaires et non comme un traitement médical, et ils sont donc obligatoires jusqu’à ce que les liquides et la nourriture fournis ne soient plus utiles. » Dans cette affaire, il est visible que l’organisme ne cesse pas de fonctionner et que le patient bénéficie des liquides et de la nourriture qu’il reçoit.
Golubchuk a repris conscience au début janvier, et il semble s’améliorer. Même si un médecin de l’hôpital qui traite Golubchuk a écrit « S’est réveillé » sur sa fiche médicale, l’hôpital n’a pas divulgué ce fait à la Cour.
Entre-temps, le Collège des médecins et chirurgiens du Manitoba a publié des lignes directrices pour les médecins qui disent que les ceux-ci — et non les patients ni leurs familles — ont le droit de décider quand mettre fin aux traitements de survie.
Selon le registraire du collège, le Dr. Bill Pope, la décision ultime appartient au médecin, et il n’y a aucun besoin de tenir compte des désirs des patients ou de leur famille. Les médecins doivent « communiquer » la décision aux patients ou à leurs fondés de pouvoir « pour que la situation soit plus transparente », selon le Dr Pope. « Toutefois, les médecins ont le droit de prendre la décision. »
Le directeur général de la Canadian Euthanasia Prevention Coalition, Alex Schadenberg, a déclaré que les lignes directrices sont une expression des tendances actuelles de la bioéthique, qui désignent certains patients comme des personnes et d’autres comme des objets jetables, suivant des critères purement utilitaires.
Schadenberg a déclaré : « Si vous avez un enfant atteint d’une déficience cognitive importante, si vous avez une mère ou un père atteint de démence, vous ne pouvez pas les conduire à l’hôpital au Manitoba, car ce serait leur sentence de mort. »
Schadenberg signale que l’affaire Golubchuk est encore en instance au Manitoba. « Il est clair, a-t-il dit, que cela constitue une tentative de faire pression sur la Cour pour qu’elle tranche en faveur des intérêts des médecins. »
Les lignes directrices récemment publiées s’appliquent à tous les médecins du Manitoba et entrent en vigueur le 1er février. Le Dr Pope a dit que, si le juge tranche en faveur de la famille du patient, le collège révisera ses règlements sur la fin de la vie.
Dernières nouvelles : La famille a gain de cause
Selon le National Post du 14 février, le juge Perry Schulman, de la Cour du Banc de la Reine du Manitoba, a ordonné au Grace Hospital de maintenir les fonctions vitales de Samuel Golubchuk, conformément aux désirs des membres de sa famille et à leur foi judaïque. Il a statué que la prétention des médecins à avoir toujours le dernier mot sur le traitement d’un patient n’est carrément pas confirmée par le droit actuel. L’avocat de la famille, Me Neil Kravetsky, a dit que ses clients « remerciaient Dieu [¼] et remerciaient le juge ». En même temps, le juge a dit qu’il aborderait dans une décision future les questions sous-jacentes délicates visant à savoir quand le système de maintien des fonctions vitales d’un malade devrait lui être enlevé.
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Une journaliste est surprise par les réactions
Note de la rédaction : En décembre, The Ottawa Sun a publié une série d’articles sur l’avortement rédigés par la journaliste Ann Marie McQueen. Le 20 décembre, Mme McQueen a écrit les réflexions suivantes sur les réactions des lecteurs.
Je crois que ce qui choque le plus les gens, c’est le simple fait que nous en ayons parlé.
C’est plutôt bizarre, ne pensez-vous pas? Nous sommes au Canada, pas vrai? Nous pouvons parler de n’importe quoi. Rien que dans le journal d’hier, le Sun a publié des reportages sur un programme visant à mettre fin à la violence familiale (vous demandez-vous parfois pourquoi nous avons besoin de programmes pour aider les hommes à cesser de battre leurs femmes, et parfois de les tuer?), sur le meurtre brutal et aveugle d’un gentil monsieur de Kitchener, âgé de 74 ans, tandis qu’il distribuait des cartes de Noël, et sur l’affaire d’un enseignant du secondaire de Brockville, âgé de 34 ans, inculpé d’avoir eu des relations sexuelles avec une étudiante.
Est-ce un sujet trop intouchable de consacrer quelques pages à l’anniversaire de l’une des plus importantes décisions judiciaires au pays, l’arrêt du 28 janvier 1988 de la Cour suprême du Canada qui a aboli notre loi canadienne sur l’avortement? Quand il est question d’avortement, il semble que oui.
« Je vais vous dire pourquoi les gens ne sont pas intéressés à en parler : ce n’est absolument pas de leurs affaires, voilà la raison », a écrit un lecteur. « Avoir un avortement ou pas, c’est une affaire privée entre une femme, sa conscience et son médecin, c’est tout. »
Et ces propos viennent de quelqu’un qui a dit ensuite : « Personne, surtout les hommes, n’a le droit de dire aux femmes ce qu’elles peuvent ou ne peuvent pas faire de leur corps. »
Dures paroles provenant d’un partisan du choix.
En publiant la série sur l’avortement, qui a paru du samedi au jeudi, nous nous attendions à être bombardés de lettres provenant de particuliers et d’organismes qui défendent le droit à la vie. Après tout, je ne discutais pas si l’avortement est une bonne ou une mauvaise chose; je ne faisais qu’aborder la question, pour prendre le pouls. Après tout, la loi, c’est la loi.
Ce qui m’a le plus surprise, c’est les lettres de gens qui ont vivement souffert de leurs avortements : des femmes, bien sûr, mais des hommes aussi. Je ne m’attendais pas à ce que les gens vident leur coeur meurtri devant moi, une étrangère qui leur rappelais l’intervention même qui les a si douloureusement marqués.
Avant cette série, j’avais totalement sous-estimé les répercussions de l’avortement sur les hommes.
« La femme n’est pas seule en cause », a écrit l’un d’eux. « Il semble que les hommes sont laissés de côté à ce point [¼] comme si nous n’existions pas », dit un autre. « C’est seulement après la naissance de l’enfant que des attentes et des responsabilités nous sont imposées. J’aurais fait n’importe quoi pour garder mon fils ou ma fille. »
Les gens sont si résistants dans notre monde; ils peuvent surmonter des expériences indescriptibles. Cela me frustre quand les gens s’accrochent à leurs douleurs. Mais je me dis ces jours-ci, après avoir lu des lettres sur des blessures vieilles de dizaines d’années, que peut-être, quand la chose qui fait mal est celle qu’on a choisi de faire, c’est d’autant plus difficile de la surmonter pour vivre de nouveau une vie normale.
Jour de souvenir et de deuil
David Warren, The Ottawa Citizen le 27 janvier 2008. Avec la permission de l’auteur.
Mardi dernier, des partisans ont « célébré » le 35e anniversaire de l’arrêt Roe c. Wade, de la Cour suprême des États-Unis, qui a inauguré l’avortement sur demande dans ce pays. Demain, ce sera l’anniversaire de la décision encore plus radicale rendue par la Cour suprême du Canada le 28 janvier 1988, qui a aboli les faibles restrictions à l’avortement qui subsistaient encore ici. La Cour est allée encore plus loin, car, en rendant la décision dans l’affaire R. c. Morgentaler, nos juges ne se sont pas contentés de renverser les derniers vestiges de la common law et des précédents : ils ont statué en pratique que les êtres humains de sexe masculin n’avaient pas droit à une opinion en la matière et que les préceptes féministes radicaux l’emportaient sur toute considération antérieure de justice, de droit et de dignité.
Selon le raisonnement de la juge Bertha Wilson, maintenant décédée, aucun homme ne pourrait « imaginer une réponse » au dilemme de l’avortement, « parce qu’il ne peut y réagir qu’en l’objectivant et en éliminant par le fait même les éléments subjectifs de la psyché féminine ».
Mais qui sont les femmes qui décident? Les sondages, en effet, montrent constamment que les femmes sont plus troublées par l’avortement que les hommes, et peu de femmes sont des féministes radicales.
La décision de 1988 a été la plus notable d’une série d’affaires dans lesquelles la même juge puînée et d’autres ont inscrit au coeur du droit canadien ce principe : le jugement subjectif d’une femme peut effacer les faits objectifs. Dans l’arrêt R. c. Lavallee, en 1990, cette juge a prolongé son raisonnement en statuant qu’une femme qui avait été maltraitée par un homme pouvait être excusée de l’avoir tué, même si l’homme était sans défense et si elle était allée à sa rencontre munie d’une arme. Dans un tel cas, les tribunaux ont pu recourir au témoignage d’experts féministes sur le « syndrome de la femme battue » pour écarter les témoins dont la façon de considérer les faits pourrait être viciée par des « mythes » et des « stéréotypes ».
Je déteste écrire sur ce sujet. Je suis sûr que la plupart de mes lecteurs détestent lire à ce sujet. Mais l’avortement est un problème qui ne s’évaporera pas, et le prix à payer si on ferme les yeux est un endurcissement moral qui éteint la vérité en nous tous.
Depuis 20 ans, sous la direction de cinq premiers ministres, le Parlement n’a rétabli aucune restriction, de sorte que le Canada continue d’avoir le régime le plus radical du monde au sujet de l’avortement. L’enfant à naître n’a pas la moindre protection juridique dans notre pays, encore aujourd’hui. Il est déclaré être un « foetus » dont on peut se débarrasser à n’importe quel moment, y compris celui de la naissance vivante, lequel peut être aussi vague que n’importe quel autre après celui de la conception, qui est un moment précis.
Hors du Parlement, aucune contestation efficace n’a été organisée contre le raisonnement qui a été utilisé pour créer cette horrible réalité. En fait, la juge Wilson, lors de son décès l’an dernier, a été entourée de l’adulation de l’élite « libérale » canadienne, et l’opposition à l’avortement n’a été menée que par une infime minorité d’âmes dévouées.
« Après tout, les femmes ne donnent pas naissance à des chats » : c’est un argument irrésistible contre l’avortement sur demande. J’ai déjà attribué cette remarque au philosophe canadien George Grant, maintenant décédé, qui, en compagnie de sa femme Sheila, a mené une campagne désintéressée et courageuse contre cet affront meurtrier à la justice et à la raison. Permettez-moi maintenant de rétablir les faits en mentionnant que Grant citait George Jonas, le journaliste canadien qui a peut-être l’esprit le plus pénétrant en matière juridique.
Le carnage qui s’ensuit lorsqu’un régime juridique abandonne le principe voulant que toute vie humaine soit sacrée est continuel et n’aura pas de fin. Ce principe, dans toute la chrétienté, englobait traditionnellement une protection juridique particulièrement enthousiaste des personnes sans défense, allant des enfants à naître jusqu’à ceux qui sont affaiblis par des affections mentales et physiques, la maladie et la vieillesse. L’idée de l’eugénisme est directement contraire à tout ce qui constitue la civilisation occidentale.
Nous sommes menacés par le « meilleur des mondes » dans lequel toute forme d’intervention eugénique peut être justifiée, maintenant que ce principe « désuet » est éliminé. Nous pouvons éprouver une horreur instinctive face à une société qui applique le principe contraire non seulement à l’avortement, mais aussi à l’infanticide et à l’« euthanasie » ainsi qu’aux manipulations génétiques qui effacent systématiquement les distinctions entre la vie humaine et la vie animale. Nous pouvons être horrifiés par nos souvenirs historiques d’un triomphe précédent de l’eugénisme, symbolisé aujourd’hui par l’idéal d’Adolf Hitler : une « race supérieure » dotée du pouvoir de réduire à l’esclavage ou de massacrer à volonté les êtres humains « inférieurs ».
Toutefois, nous n’avons plus d’argument à opposer à cette idéologie, car cet argument est devenu inopérant lorsque nous avons légalisé l’avortement. Il ne pourra être invoqué de nouveau que lorsque nous aurons trouvé un moyen de rétablir, en droit et dans nos coeurs, le caractère sacré de toute vie humaine.
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Photos prises à la Conférence Pro-Vie Nationale à Moncton en octobre. (A gauche) John Hof de CLC BC et son épouse Suzanne. (Milieu) Edna et Ambrose Atkins, celui-ci est le co-président de la Marche Nationale pour la Vie. (A droite) Lucille Lavoie Gordon, ancienne directrice de CCV à Québec, accompagnée de Julius Yankowsky président de CLC Alberta et Doreen Beagan, activiste pro-vie de l`île-du- Prince-Édouard. Plus de 340 personnes des 10 provinces du Canada ont assisté à la conférence, qui fut un énorme succès.
Campagne mondiale pour un moratoire sur l`avortement
Campagne qui rassemble de singuliers partisans
De LifeSiteNews.com, 28 janvier 2008
CITÉ du VATICAN –– Une campagne visant à établir un moratoire sur l’avortement, qui a vu naissance en Italie et s’est éventuellement répandue au monde entier, se rejoint de gens regroupant une gamme idéologique et religieuse étendue, y-inclus des individus souvent identifiés avec l`extrême gauche et l’athéisme.
L’idée d’un moratoire mondial sur l’avortement provient de Giuliano Ferrara, un journaliste non-chrétien et ancient chef du Parti Communiste Italien à Turin. Bien qu’il fut jadis associé à un mouvement presque partout au monde identifié avec l’avortement, l’euthanasia, et autres éléments de la “culture de la mort,” Ferrara est maintenant solidement pro-vie.
Réagissant à une récente décision des Nations-Unies d’essayer d`introduire un moratoire sur la peine capitale, Ferrara pressa l’ONU d’inclure aussi un moratoire sur la mise à mort injuste des enfants à naîître. Ayant présenté l’idée dans une entrevue télévisée le 18 décembre, Ferrara la publia dans son journal il Foglio. De là, elle s’est répandue à L'Osservatore Romano du Vatican et au journal Avvenire, publié par la Conférence des Évêques Italiens. De là, l’idée fit aussi son chemin chez les cardinaux.
Lenin Raghavarshi, athée indien et gagnant du Gwangju Prize for Human Rights, s’est joint à Ferrara. Raghavarshi déclarait au Asia News: “Il est ridicule et absurde de préétendre que l’avortement, employé comme moyen de limiter la croissance des populations, soit une solution à la faim.
Probablement le plus célèbre intellectuel à ajouter sa voix à celle de Ferrara, exigeant un moratoire international sur l’avortement, est celle du philosophe britannique Roger Scruton, qualifié par le magazine New Yorker comme “le plus influent philosophe au monde.”
Le quotidian Chiesa rapporte qu’il aimerait également voir “cinq million de pélerins de la vie et de l’amour à Rome l’été prochain,” pour rééclamer que l`ONU amende sa “Déclaration Universelle des Droits de la Personne” afin d’y inclure “le droit de naître.”